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Plan:
Voir aussi: Citations par thème
Saint André de Crète sur la Nativité de Marie
Phrases de sainte Angèle de Foligno
Phrases de Benoît XVI
Phrases de sainte Bernadette Soubirou
Phrases de saint Bernard
Phrases de sainte Catherine de Gênes
Phrases de sainte Catherine de Sienne
Phrases de saint Claude la Colombière
Phrases de saintColomban
Phrases du saint Curé d’Ars
Phrases du saint Père Damien
Sainte Elizabeth Ann Seton
Saint Jean d’Avila
Phrases de saint Jean Bosco
Saint Jean Cassien: de serviteur à fils
Phrases de saint Jean Chrysostome
Sainte Julienne de Norwich
Saint Léon le Grand sur les béatitudes
Maria Teresa de Jésus Scrilli sur l’abandon
Philoxène de Mabboug sur « Vous tous qui peinez »
Phrases de Thomas More
Phrases de saint John-Henry Newman
Phrases de saint Pierre Chrysologue
Phrases de saint Pierre d’Alcantara (pour voir tes avancées spirituelles)
Phrases de saint Silouane du Mont Athos
Phrases de saint Théophane Vénard
Phrases de saint Vincent de Paul
Phrases de Vincent Ferrier
Extraits de l’Imitation de Jésus-Christ
Phrases de sainte Angèle de Foligno
« Plus tu prieras, plus tu seras illuminé; plus tu seras illuminé, plus profondément et intensément tu verras l’Être suprêmement bon; plus profondément et intensément tu le verras, plus tu l’aimeras. »
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Phrases de saint Bernard
« Non, il n’est pas juste que sous un chef couronné d’épines les membres vivent dans les délices. S’il souffre, eux aussi doivent souffrir ; il n’en peut être autrement, à moins d’ingratitude et de monstruosité. »
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Phrases de Benoît XVI
« Dans la littérature sapientielle, la sagesse, qui est accessible et présente dans la Loi, apparaît comme du « pain » (Pr 9, 5). Oui, la Torah est du « pain » venu de Dieu, mais elle nous montre, pour ainsi dire, seulement le dos de Dieu, elle est « ombre ». « Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Lorsque les auditeurs ne comprennent toujours pas, Jésus répète encore plus clairement : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. »
La Loi est devenue Personne. Dans la rencontre avec Jésus, nous nous nourrissons pour ainsi dire du Dieu vivant lui-même, nous mangeons vraiment le « pain venu du ciel ». En conséquence Jésus avait d’emblée clarifié que la seule œuvre que Dieu demande consiste à croire en lui. »
(mensuel Magnificat, 6 mai 2025)
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Phrases de sainte Catherine de Gênes
« J’ajoute encore ceci que je vois. De la part de Dieu, le paradis est ouvert, y
entre qui veut. C’est que Dieu est toute miséricorde, il reste tourné vers nous,
les bras ouverts pour nous recevoir dans sa gloire.
Mais je vois d’autre part comment cette divine essence est d’une telle pureté
et netteté, au-delà de tout ce qu’on pourrait imaginer, que l’âme qui aurait en
soi une imperfection aussi légère qu’un fétu minuscule, se jetterait en mille
enfers plutôt que de se trouver avec cette tache en présence de la majesté
divine. »
(ref: Traîté du purgatoire)
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Phrases de saint Claude la Colombière
– Acte de confiance de saint Claude
– Prière « Le véritable ami »
– Il faut nous donner votre Cœur même
Il faut nous donner votre Cœur même:
« Quelque incroyable que paraisse l’amour que le Fils de Dieu nous témoigne dans ce sacrement [de l’Eucharistie], il y a quelque chose qui me surprend encore plus : c’est l’ingratitude dont nous payons un si grand amour… Je ne vois qu’une seule ressource dans un si grand mal ; il faut, ô mon Dieu, que vous nous donniez un autre cœur, un cœur tendre, un cœur sensible, un cœur qui ne soit, ni de marbre, ni de bronze ; il faut nous donner votre Cœur même »
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Avoir confiance en Dieu
« Je suis résolu de ne donner point de bornes à ma confiance et de l’étendre à toutes choses. Il me semble qu’à l’avenir je me dois servir de Notre Seigneur comme
d’un bouclier qui m’environne et que j’opposerai à tous les traits de mes ennemis. Vous serez donc ma force, ô mon Dieu ! vous serez mon guide, mon directeur, mon
conseil, ma patience, ma science, ma paix, ma justice et ma prudence. J’aurai recours à vous dans mes tentations, dans mes sécheresses, dans mes dégoûts, dans
mes ennuis, dans mes craintes, ou plutôt je ne veux plus craindre, ni les illusions, ni les artifices du démon, ni ma propre faiblesse, ni mes indiscrétions, ni même
ma défiance ; car vous devez être ma force dans toutes mes croix ; vous me promettez que vous le serez à proportion de ma confiance, et, ce qui est admirable, ô mon Dieu! c’est qu’à même temps que vous mettez cette condition, il me semble que vous me donnez cette confiance. Soyez éternellement aimé et loué de toutes les créatures, ô mon très aimable Seigneur ! »
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Acte de confiance de saint Claude:
« Mon Dieu, je suis si persuadé que tu veilles sur ceux qui espèrent en toi, et qu’on ne peut manquer de rien quand on attend de toi toutes choses, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci, et de me décharger sur toi de toutes mes inquiétudes : « Dans la paix, moi aussi, je me couche et je dors, car tu me donnes d’habiter, Seigneur, seul, dans la confiance » (Ps. 4, 9).
Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur, les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de te servir, je puis même perdre ta grâce par le péché; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher : « Dans la paix, moi aussi, je me couche et je dors ».
Certains peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d’autres s’appuyer sur l’innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leurs pénitences, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières. Pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance même ; cette confiance ne trompa jamais personne.
Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j’espère fermement de l’être, et que c’est de toi, ô mon Dieu, que je l’espère.
Je connais, hélas ! et il n’est que trop vrai, combien je suis fragile et changeant ; je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies ; j’ai vu tomber les astres du ciel et les colonnes du firmament ; mais toutes ces chutes ne peuvent m’effrayer ; tant que j’espèrerai, je me crois à couvert de tous les malheurs, et je suis sûr d’espérer toujours parce que j’espère encore de votre libéralité cette invariable espérance. Enfin, je suis intimement convaincu que je ne puis trop espérer en vous et que ce que j’obtiendrai de vous sera toujours au-dessus de ce que j’aurai espéré ; ainsi, j’espère que vous m’arrêterez sur les penchants les plus rapides, que vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts et que vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis.
J’espère que vous m’aimerez toujours, et qu’à mon tour, je vous aimerai sans relâche ; et pour porter tout d’un coup mon espérance aussi loin qu’elle peut aller, je veux espérer vous-même de vous-même, ô mon Créateur, et pour le temps et pour l’éternité.
Amen.»
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Prière « Le véritable ami »
Jésus, Tu es le seul et véritable Ami.
Tu m’écoutes toujours avec bonté.
Tu as le secret d’adoucir mes peines
Et de renouveler sans cesse mon espérance.
Toi seul connais le fond de mon cœur.
Comme l’ami fidèle, Tu es mon puissant soutien ;
« celui qui Te trouve a trouvé un trésor ! »
Toujours et partout, Tu es avec moi :
Dans ton immense tendresse,
Tu viens en mon cœur établir ta demeure.
Révèle la merveille de ton amitié divine
Aux mal-aimés, aux désespérés,
À tous les accablés de souffrances.
Jésus, je suis si persuadé
que Tu veilles sur ceux qui espèrent en Toi
et qu’on ne peut manquer de rien
quand on attend de Toi toutes choses;
que j’ai résolu de vivre à l’avenir
sans aucun souci
et de me décharger sur Toi
de toutes mes inquiétudes,
puisque Tu n’abandonnes jamais
ceux qui ont confiance
en l’Amour de ton Cœur.
Amen.
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Phrases du saint Curé D’Ars
« Les saints n’ont pas tous bien commencé mais ils ont tous bien fini. »
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Phrases de sainte Bernadette Soubirou
« Je passerai chaque instant à aimer.
Celui qui aime ne remarque pas ses épreuves;
ou peut-être plus exactement, il est capable de les aimer.
Je ferai tout pour le Ciel, ma vraie demeure.
Là, je serai. »
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« Après sa première communion, on lui demanda :
« Qu’est-ce qui t’a rendue plus heureuse : recevoir le bon Dieu ou converser à la grotte avec la Sainte Vierge ?
– Oh, je ne sais, ces choses-là vont ensemble… » »
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Comme Jésus, Bernadette aussi a connu l’injustice d’une condamnation humiliante : Le 27 mars 1857, la gendarmerie débarque au cachot. Elle emmène François Soubirous comme un malfaiteur : deux sacs de farine ont été volés chez le boulanger Maisongrosse et celui-ci accuse le père de Bernadette. Le voilà tombé au rang des voleurs. Au moment du doute, de l’incompréhension, de l’épreuve, Bernadette ne cesse, elle aussi de manifester son inébranlable confiance dans le Père : « Quand on pense que le Bon Dieu le permet, on ne se plaint pas. »
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Phrases de saint Jean d’Avila
« Pour que l’Esprit Saint vienne en nos âmes, il convient d’abord que nous ressentions grandement son absence, et que nous soyons persuadés de son grand pouvoir.
L’Esprit Saint ne viendra pas en toi si tu n’as pas faim de lui, si tu ne le désires pas. Car les désirs de Dieu qui sont en toi préparent sa venue et sont le signe qu’il va bientôt arriver. Ne te lasse pas de le désirer, et même s’il te semble que ton attente ne le fait pas venir, que tu l’appelles et qu’il ne te répond pas, persévère en ton désir, et il ne t’abandonnera pas. Oui, frère, aie confiance en lui : même s’il ne vient pas quand toi, tu l’appelles, il viendra quand lui verra que c’est le moment de te combler.
En effet, mon frère, mets bien cela en ton cœur : si tu es désolé et que tu appelles l’Esprit Saint sans qu’il vienne, c’est parce que ton désir n’est pas celui qu’il faudrait pour recevoir un tel hôte. S’il ne vient pas, ce n’est pas parce qu’il ne voudrait pas venir, ni parce qu’il t’aurait oublié, mais pour que tu persévères en ton désir, et en persévérant, que tu deviennes capable de le recevoir : ton cœur doit s’élargir, ta confiance doit grandir, et je t’assure que pour ce qui est de lui, aucun de ceux qui l’invoquent ne finit privé de sa consolation. »
(revue Magnificat, 21 mai 2026)
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Phrases de saint Jean Bosco
« In whatever you do, think of the Glory of God as your main goal. »
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Phrases de Sainte Catherine de Sienne:
« Everything comes from love, all is ordained for the salvation of man, God does nothing without this goal in mind. »
« Tout vient de l’amour, tout est ordonné pour le salut de l’homme, Dieu ne fait rien sans ce but en tête. »
« Si le pécheur doit être condamné, ce ne sera pas pour avoir péché, mais pour n’avoir pas cru en ma miséricorde, dit le Seigneur. »
« Il n’y a que les imparfaits qui regardent plus au don qu’au donateur. »
« Les membres du corps eux-mêmes se portent assistance lorsque l’un d’entre eux est malade. Il n’y a que l’homme orgueilleux qui dédaigne de porter assistance à son semblable. »
« Qu’est-ce qui nous rend forts et persévérants ? L’oraison humble et continuelle faite dans la cellule de la connaissance de soi-même et de la bonté de Dieu en soi. »
« O combien douce à l’âme et combien agréable à Dieu l’oraison sainte faite dans la cellule de la connaissance de soi-même et de Dieu, l’oeil de l’intelligence grand ouvert aux lumières de la foi, le coeur tout rempli de l’abondance de la divine charité. »
(Sainte Catherine de Sienne)
Sainte Catherine rapporte un dialogue extatique avec Dieu qui l’entretient du mystère de l’eucharistie:
« Avec quel œil dois-tu, toi et les autres, regarder ce mystère et le toucher ? Je ne parle pas seulement de la vue et du toucher corporel, car tous les sens corporels sont ici impuissants. L’œil ne voit rien d’autre que la blancheur du pain, la main ne touche rien d’autre que le pain, le goût ne savoure rien d’autre que la saveur du pain, si bien que les sens grossiers du corps se trompent, tandis que les sens de l’âme ne peuvent se tromper, à moins que l’âme ne consente à être privée, par l’infidélité, de la lumière de la très sainte foi.
Qui donc goûte, voit et touche ce sacrement ? Ce sont les sens de l’âme. Avec quel œil le voit-elle ? Avec l’œil de l’intelligence, à condition qu’il y ait en lui la pupille de la très sainte foi. C’est donc avec cet œil que vous devez le contempler. Et qui touche ce sacrement ? La main de l’amour. Avec cette main, on touche ce que l’œil de l’esprit a vu et connu par la foi. L’homme touche ce sacrement avec la main de l’amour, comme pour s’assurer de ce que la foi lui a fait voir et connaître intellectuellement.
Et qui le goûte ? Le goût du saint désir. Le goût corporel goûte la saveur du pain, mais le goût de l’âme, c’est-à-dire le saint désir, goûte le Dieu-homme. »
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Saint Jean Cassien: de serviteur à fils
« Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité » (1 Co 13, 13).
Les deux premières sont le propre de ces hommes qui cherchent le progrès, mais n’ont pas encore conçu une affection véritable pour les vertus. La troisième est particulière à Dieu et à quiconque a reçu en soi l’image et la ressemblance divine.
Si donc quelqu’un veut tendre à la perfection, parti du premier degré, qui est celui de la crainte, état proprement servile et dont il est écrit : « Quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites: “Nous sommes de simples serviteurs” », il s’élèvera par un
progrès continu jusqu’aux voies supérieures de l’espérance. Celle-ci ne se compare plus à la condition d’esclave, mais à celle de mercenaire. L’espérance, en effet, attend la récompense. Certaine d’être pardonnée et sans crainte du châtiment, consciente d’ailleurs des bonnes œuvres accomplies, elle poursuit le prix auquel Dieu s’est engagé. Mais elle n’est pas encore parvenue à ce sentiment du fils.
Hâtons-nous de monter, par la grâce d’une indissoluble charité, à ce troisième degré des fils, qui regardent comme étant à soi tout ce qui appartient à leur père ;
méritons de recevoir en nous l’image et la ressemblance de notre Père des cieux. Alors, à l’imitation du Fils véritable, nous pourrons proclamer : « Tout ce que possède le Père est à moi » (Jn 16, 15). »
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Phrases de Saint Colomban:
(ref: AELF Office des lectures 31 août 2023)
Frères, suivons notre vocation : à la source de la vie nous sommes appelés par la vie ;
(…)
Veuille me faire parvenir jusqu’à cette source, Dieu de miséricorde, Seigneur de bonté, et que là je puisse boire, moi aussi, avec ceux qui ont soif de toi
(…)
Aussi est-ce toi que nous demandons, afin de connaître ce que nous aimons, car nous ne désirons rien recevoir d’autre que toi. Tu es notre tout : notre vie, notre lumière et notre salut, notre nourriture et notre boisson, notre Dieu. Inspire nos cœurs, je t’en prie, ô notre Jésus, par le souffle de ton Esprit, blesse nos âmes de ton amour, afin que chacun de nous puisse dire en vérité : Montre-moi celui que mon cœur aime, car j’ai été blessé de ton amour.
Je souhaite que ces blessures soient en moi, Seigneur. Heureuse l’âme que l’amour blesse de la sorte : celle qui recherche la source, celle qui boit et qui pourtant ne cesse d’avoir toujours soif tout en buvant, ni de toujours puiser par son désir, ni de toujours boire dans sa soif. C’est ainsi que toujours elle cherche en aimant, car elle trouve la guérison dans sa blessure. De cette blessure salutaire, que Jésus Christ, notre Dieu et notre Seigneur, bon médecin de notre salut, veuille nous blesser jusqu’au fond de l’âme. À lui, comme au Père et à l’Esprit Saint, appartient l’unité pour les siècles des siècles. Amen
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Phrases de Saint Jean Chrysostome:
« Quand vous serez devant l’autel où repose le Christ, vous ne devez plus penser que vous êtes parmi les hommes; mais croyez qu’il y a des troupes d’anges et des archanges debout à vos côtés et tremblant de respect devant le Souverain Maître de l’univers. »
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« L’amour pardonne de nombreuses erreurs, tandis que la haine imagine des erreurs même là où elles n’existent pas. »
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HOMÉLIE DE S. JEAN CHRYSOSTOME AVANT SON DÉPART EN EXIL (401):
(ref: AELF Office des lectures 13 septembre 2023)
« Les vagues sont violentes, la houle est terrible, mais nous ne craignons pas d’être engloutis par la mer, car nous sommes debout sur le roc. Que la mer soit furieuse, elle ne peut briser ce roc ; que les flots se soulèvent, ils sont incapables d’engloutir la barque de Jésus. Que craindrions-nous ? Dites-le-moi. La mort ? – Pour moi, vivre, c’est le Christ, et mourir est un avantage. L’exil ? La terre appartient au Seigneur, avec tout ce qui la remplit. La confiscation des biens ? De même que nous n’avons rien apporté dans ce monde, nous ne pourrons rien emporter. Les menaces du monde, je les méprise ; ses faveurs, je m’en moque. Je ne crains pas la pauvreté, je ne désire pas la richesse; je ne crains pas la mort, je ne désire pas vivre, sinon pour vous faire progresser. C’est à cause de cela que je vous avertis de ce qui se passe, et j’exhorte votre charité à la confiance. ~
N’entendez-vous pas cette parole du Seigneur: Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux ? Et là où un peuple aussi nombreux est uni par le lien de la charité, le Seigneur ne sera pas présent ? J’ai sa garantie: est-ce à ma propre force que je fais confiance ? Je possède sa parole: voilà mon appui, voilà ma sécurité, voilà mon havre de paix. Que l’univers se soulève, je possède cette parole, j’en lis le texte: voilà mon rempart, voilà ma sécurité. Quel texte ? Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps.
Le Christ est avec moi: que vais-je craindre ? Même si les flots de la mer ou la colère des puissants s’élèvent contre moi, tout cela est aussi peu de chose pour moi qu’une toile d’araignée. Et sans l’amour que j’ai pour vous, je n’aurais pas refusé de partir aujourd’hui même. Car je ne cesse de dire: Seigneur, que ta volonté soit faite. Non pas ce que veut un tel ou un tel, mais ce que tu veux. C’est là ma citadelle, c’est là mon roc inébranlable, c’est là mon appui solide. Que la volonté de Dieu se fasse. S’il veut que je reste ici, je rends grâce. Quel que soit le lieu où il me veuille, je le bénis. ~
En quelque lieu que je sois, vous y êtes aussi: le corps ne se sépare pas de la tête, ni la tête du corps. Si nous sommes éloignés par la distance, nous sommes unis par la charité et la mort elle-même ne pourra couper ce lien. Si mon corps vient à mourir, mon âme restera vivante et se souviendra de mon peuple. ~
Vous êtes mes concitoyens, vous êtes mes pères, vous êtes mes frères, vous êtes mes enfants, vous êtes mes membres, vous êtes mon corps, vous êtes ma lumière, et même vous êtes plus doux pour moi que la lumière. En effet, la lumière du soleil ne m’apporte rien de comparable à ce que m’apporte votre charité. Le soleil m’est utile à présent, mais votre charité me prépare une couronne pour l’avenir. »
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Sainte Julienne de Norwich
« Dans notre enfantement spirituel, Jésus veille sur nous avec une tendresse infinie, d’autant plus que notre âme a de valeur à ses yeux. Il éveille notre intelligence, il dirige nos chemins, il met à l’aise notre conscience, il réconforte notre âme, il éclaire notre cœur et nous donne, en partie, de connaître et aimer sa très saintedivinité, en même temps que notre esprit se plaît en sa douce humanité et en sa sainte Passion, et que nous sommes émerveillés par son immense et indépassable bonté.
Il fait que nous aimons tout ce qu’il aime pour son amour, et que nous sommes récompensés par lui même et par toutes ses œuvres.
Si nous tombons, tout de suite il nous relève tendrement, en nous appelant doucement et nous touchant gracieusement.
Après cela, il permet parfois que nous tombions plus sévèrement et plus gravement qu’avant, nous semble-t-il. Alors on se figure, bien à tort, que tout est perdu de ce que l’on avait commencé. Mais pas du tout ! C’est qu’il faut que nous tombions et que nous le voyions, sans quoi nous ne connaîtrions pas combien nous sommes faibles et misérables de nous-mêmes, et nous ne connaîtrions pas non plus complètement le merveilleux amour de celui qui nous a faits. »
(Sainte Julienne († 1413) vivait solitaire et cloîtrée à Norwich, en Angleterre, centre spirituel et culturel très vivant au xiv s., où elle était tenue en grande vénération.)
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« Si un homme ou une femme refuse son amour à l’un quelconque de ses semblables dans le Christ, leur amour est néant, car il n’aime pas tout. Il n’est donc pas sauf, car il n’est pas dans la paix. »
(Le Livre des Révélations, p.64 – Amherst)
« Vois ! Je conduis toute chose à la fin que je lui ai assignée de toute éternité, avec la même puissance, la même sagesse, le même amour que lorsque je l’ai créée. »
(Ibid, Ch. 11)
All shall be well: « Le péché est inéluctable, mais tout finira bien, toute chose, quelle qu’elle soit, finira bien. »
(Ibid, Ch. 27)
« Je vous séparerai tous de vos affections vaines et de votre orgueil vicieux, et alors je vous rassemblerai et je vous rendrai humbles et doux, purs et saints, en vous unissant à moi. »
(Ibid, Ch. 28)
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Saint André de Crète sur la Nativité de Marie:
(ref: AELF Office des lectures 8 septembre 2023)
La joie entre dans le monde
« Le Christ est l’achèvement de la Loi ; car il nous éloigne de la terre, du fait même qu’il nous élève vers l’Esprit. Cet accomplissement consiste en ce que le législateur, après avoir tout déterminé, a rapporté la lettre à l’esprit, en récapitulant toutes choses en lui, en vivant d’une loi qui est la grâce. Après avoir réduit la loi en servitude, il y a joint harmonieusement la grâce. Il n’a pas mélangé ni confondu les propriétés de l’une avec celles de l’autre ; mais, d’une façon divine, il a changé ce qu’il pouvait y avoir dans la loi de pénible, de servile et de tyrannique, en ce qui est léger et libre dans la grâce. Ainsi nous ne vivons plus sous l’esclavage des éléments du monde, comme dit l’Apôtre, nous ne sommes plus asservis au joug de la lettre de la loi.
(cfr: Rm 6, 14; Ga 3, 24-25)
En effet, c’est en cela que consiste l’essentiel des bienfaits du Christ ; c’est là que le mystère se manifeste, que la nature est renouvelée : Dieu s’est fait homme et l’homme assumé est divinisé. Il a donc fallu que la splendide et très manifeste habitation de Dieu parmi les hommes fût précédée par une introduction à la joie, d’où découlerait pour nous le don magnifique du salut. Tel est l’objet de la fête que nous célébrons : la naissance de la Mère de Dieu inaugure le mystère qui a pour conclusion et pour terme l’union du Verbe avec la chair. ~ C’est maintenant que la Vierge vient de naître, qu’elle est allaitée, qu’elle se forme, qu’elle se prépare à être la mère du Roi universel de tous les siècles. ~
C’est alors que nous recevons du Verbe un double bienfait : il nous conduit à la Vérité, et il nous détache de la vie d’esclavage sous la lettre de la loi. De quelle manière, par quelle voie ? Sans aucun doute, parce que l’ombre s’éloigne à l’avènement de la lumière, parce que la grâce substitue la liberté à la lettre. La fête que nous célébrons se trouve à cette frontière, car elle fait se rejoindre la vérité avec les images qui la préfiguraient, puisqu’elle substitue le nouveau à l’ancien. ~
Que toute la création chante et danse, qu’elle contribue de son mieux à la joie de ce jour. Que le ciel et la terre forment aujourd’hui une seule assemblée. Que tout ce qui est dans le monde et au-dessus du monde s’unisse dans le même concert de fête. Aujourd’hui, en effet, s’élève le sanctuaire créé où résidera le Créateur de l’univers ; et une créature, par cette disposition toute nouvelle, est préparée pour offrir au Créateur une demeure sacrée. »
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Sainte Elizabeth Ann Seton:
« La religion n’est rien si elle n’est pas tout, si elle n’inspire, ne dirige et ne soutient la vie entière. »
« Qu’est-ce que la douleur ? Qu’est-ce que la mort ? De vains mots seulement à qui est en paix avec Jésus. La douleur ! La mort ! Leur sens réel, c’est la porte de son cher amour. »
« Dieu est là-haut, tout tournera à notre bien. Nous ne devons pas nous attendre à avoir ici-bas ce qui nous plairait davantage. »
« Non, grâce au Ciel ! Car si nous avions tout ce qui nous plairait, avec quelle facilité nous perdrions de vue l’autre vie, seul séjour d’une paix sans fin.«
« Je m’appuie sur une foi ardente; et alors je sens que tout est bien, que tout repose en la misérocorde de Dieu. »
« Ô mon Dieu, pardonne ce qui a été, corrige ce que je suis et conduis ce que je vais devenir. L’espérance la plus confiante, la paix la plus consolante n’ont point cessé d’accompagner mon chemin. »
« Sans un cœur pur, fidèle, souverainement dévoué à votre sainte volonté, je ne pourrai entrer dans votre Royaume. »
« C’est ici l’heure de l’épreuve. Que le Seigneur, qui la permet, nous soutienne et nous fortifie. »
« Dans chaque déception, laissez votre cœur voler directement vers votre cher Sauveur. Jésus ne vous abandonnera jamais. »
« Cette mère célibataire de cinq enfants n’aurait pas su vers qui se tourner sans le Seigneur, dont elle cherchait la volonté dans tout ce qui lui arrivait. »
« Elizabeth s’est familiarisée avec la liturgie catholique et ce qui l’a impressionnée, c’est le mystère de la transsubstantiation, la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. »
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Saint Léon le Grand: sur les béatitudes:
(ref: AELF Office des lectures 9, 10, 11 septembre 2023)
« Heureux ceux qui pleurent »
Après avoir proclamé le grand bonheur de la pauvreté, le Seigneur ajoute : Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Ces pleurs, mes bien-aimés, auxquels la consolation éternelle est promise, n’ont rien de commun avec l’amour de ce monde. Ces lamentations que répand la plainte de tout le genre humain ne rendent personne heureux. Les saints gémissements ont un autre motif, les saintes larmes ont une autre cause. La tristesse religieuse pleure ou bien le péché d’autrui, ou bien son propre péché ; elle ne s’attriste pas de voir agir la justice divine, mais de voir se commettre l’iniquité humaine. Ici, celui qui fait le mal est plus à plaindre que celui qui le supporte, parce que sa propre malice plonge l’homme injuste dans le châtiment, tandis que la patience conduit l’homme juste à la gloire.
« heureux les doux »
Le Seigneur dit ensuite : Heureux les doux, car ils posséderont la terre. À ceux qui sont doux et indulgents, humbles et modestes, à ceux qui sont prêts à subir toutes les injustices, c’est à ceux-là qu’est promise la possession de la terre. Et il ne faut pas regarder un pareil héritage comme médiocre et sans valeur, comme s’il excluait la demeure du ciel, car on doit comprendre que nul autre que ceux-là n’entrera dans le Royaume des cieux. La terre qui est promise aux doux et qui sera donnée en propriété aux indulgents, c’est le corps des saints. À cause du mérite de leur humilité, il sera transformé par une merveilleuse résurrection et revêtira la gloire de l’immortalité. Désormais, il ne s’opposera plus en rien à l’esprit, et il s’accordera avec la volonté de l’âme dans une parfaite unité. Alors, en effet, l’homme extérieur sera la possession paisible et inviolable de l’homme intérieur. ~
Les doux posséderont la terre dans une paix perpétuelle, et jamais rien ne viendra diminuer leur droit de propriété, lorsque cet être corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et cet être mortel, l’immortalité. Ce qui était péril se changera en récompense, et ce qui était un poids deviendra une gloire.
« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice »
Le Seigneur a dit : Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Cette faim n’a rien de corporel, cette soif ne désire rien de terrestre. Elles aspirent à être rassasiées de justice et, lorsqu’elles ont été introduites dans le secret de tous les mystères, elles souhaitent être comblées du Seigneur lui-même.
Heureuse l’âme qui convoite cette nourriture et qui brûle de désir pour une telle boisson : elle n’y aspirerait pas si elle n’avait déjà goûté quelque chose de sa douceur. Elle a entendu l’Esprit qui fait parler les prophètes, quand il lui disait : Goûtez et voyez comme le Seigneur est doux ! Alors elle a reçu comme une parcelle de la douceur d’en haut, elle s’est enflammée d’amour pour cette volupté très pure. Aussi, méprisant tous les biens corporels, elle a brûlé de toute son ardeur pour cette nourriture et cette boisson de la justice, et elle a saisi la vérité de ce premier commandement qui dit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toute ta force. Car aimer Dieu n’est rien d’autre que désirer la justice.
Enfin, de même que le souci du prochain se rattache à l’amour de Dieu, ainsi la vertu de miséricorde s’unit à ce désir de la justice, si bien qu’il est dit : Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !
Reconnais, chrétien, la valeur de ta sagesse ; comprends à quelles récompenses tu es appelé, et par la pratique de quels enseignements tu les obtiendras. La Miséricorde veut que tu sois miséricordieux ; la Justice, que tu sois juste, afin que le Créateur apparaisse dans sa créature et que, dans le miroir du cœur humain, resplendisse l’image de Dieu exprimée par les traits qui la reproduisent. Ta foi peut être assurée, si elle s’accompagne de la pratique : tout ce que tu désires viendra à ta rencontre, et tu posséderas sans fin ce que tu aimes.
Et parce que tout est pur pour toi grâce à ton aumône, tu parviendras aussi à la béatitude que le Seigneur promet ensuite lorsqu’il dit : Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! Quelle grande félicité, mes bien-aimés, pour laquelle est préparée une telle récompense ! Qu’est-ce donc qu’avoir le cœur pur, sinon s’appliquer aux vertus qui viennent d’être énumérées ? Voir Dieu, quel esprit peut concevoir, quelle langue peut exprimer une telle béatitude ? C’est cependant ce qu’on obtiendra lorsque la nature humaine sera transformée : ce ne sera plus comme une image obscure, dans un miroir, mais face à face, qu’elle verra, telle qu’elle est, la divinité que nul être humain n’a jamais pu voir. Et alors, ce que personne n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l’homme n’avait pas imaginé, elle le possédera dans la joie indicible d’une éternelle contemplation.
« Heureux les cœurs purs »
C’est à juste titre que la béatitude de voir Dieu est promise à la pureté du cœur. En effet, un regard souillé ne pourra pas voir la splendeur de la vraie lumière ; et ce qui sera la joie des âmes limpides sera le châtiment des âmes boueuses. Il faut donc détourner ses yeux des vanités terrestres qui les obscurcissent et nettoyer notre œil intérieur de toute souillure d’iniquité ; c’est ainsi qu’un regard paisible se rassasiera de l’incomparable vision de Dieu.
« Heureux les artisans de paix »
Nous avons compris que la béatitude suivante nous enseigne comment mériter cela : Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Cette béatitude, mes bien-aimés, ne vient pas d’une entente banale ou d’une concorde quelconque, mais de celle dont l’Apôtre dit : Soyez en paix avec Dieu. Et le prophète David : Grande est la paix des amis de ta loi ; pour eux, plus d’obstacle.
Même une amitié très étroite, même une parfaite unité d’esprit ne peuvent véritablement prétendre à cette paix, s’il n’y a pas accord avec la volonté de Dieu. On ne peut reconnaître la dignité de cette paix à une communauté de désirs malhonnêtes, à des complicités criminelles ou à des pactes conclus pour le vice. L’amour du monde n’est pas compatible avec l’amour de Dieu, et il ne peut entrer dans la société des fils de Dieu, celui qui ne brise pas avec son origine charnelle. Mais ceux dont l’âme est toujours unie à Dieu ont à cœur de garder l’unité de l’esprit par le lien de la paix ; ils ne s’écartent jamais de la loi éternelle, disant dans une prière pleine de foi : Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Les voilà, les pacifiques ; les voilà, ceux qui sont unanimes dans le bien, qui ont un même cœur dans la sainteté, qui doivent être appelés éternellement fils de Dieu, héritiers avec le Christ. L’amour de Dieu et l’amour du prochain leur obtiendra de ne plus ressentir aucune opposition, de ne craindre aucun scandale ; mais, une fois terminé le combat de toutes les tentations, de se reposer dans la paix infiniment tranquille, la paix de Dieu, par notre Seigneur qui, avec le Père et l’Esprit Saint, vit et règne pour les siècles des siècles. Amen.
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Maria Teresa de Jésus Scrilli sur l’abandon:
« Par moi même je ne puis rien faire et, même si je le pouvais, je ne voudrais pas, parce que je ne désire rien d’autre sauf ceci : “Que ta volonté se fasse en moi.” »
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Philoxène de Mabboug sur « Vous tous qui peinez »
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » Qui sont ceux-là, sinon ceux qui sont fatigués par les superfluités de la richesse et qui portent le joug pesant des souciset des préoccupations du monde ? Quelle fatigue est plus pénible que lorsque, venu te reposer, tu te trouves encore plus fatigué ?
Chemin sans fin en cette vie est le souci de la richesse humaine !
Notre Seigneur, en les voyant se donner de la peine pour rien, les a appelés : « Venez à moi et je vous procurerai le repos ; il n’y a pas de repos à votre fatigue, mais la fatigue engendre la fatigue, le travail fait surgir du travail et votre richesse amasse de la pauvreté ; votre repos est un tourment, votre agrément, un désa grément, votre souffle, un essoufflement. Le chemin du désir de la richesse que vous avez frayé dans votre volonté est sans fin ; mais si vous venez à moi, le chemin s’achève avec moi. Vous avez expérimenté le chemin du monde : expérimentez aussi le mien, et s’il ne vous plaît pas, vous le fuirez ; vous avez porté les fardeaux pesants du monde et vous avez senti combien ils sont lourds : laissez-vous persuader et prenez sur vous mon joug ; apprenez par l’expérience combien il est doux et suave. Je ne ferai pas de vous des riches qui auront besoin de beaucoup de choses, mais des riches véritables qui n’auront besoin de rien ; ce n’est pas celui qui possède beaucoup qui est riche, mais celui qui n’a besoin de rien. »
(Philoxène, évêque de Mabboug († 523))
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Phrases de saint Silouane du Mont Athos
(ref: wikipedia)
« Il y a des hommes qui souhaitent à leurs ennemis et aux ennemis de l’Église les peines et les tourments du feu éternel. Ils ne connaissent pas l’amour de Dieu en pensant ainsi. Qui a l’amour et l’humilité du Christ pleure et prie pour tout le monde.
Seigneur, de même que tu as prié pour tes ennemis, de même enseigne-nous par ton Saint Esprit à les aimer et à prier pour eux avec des larmes. Ceci est cependant bien difficile pour nous, pécheurs, si ta grâce n’est pas avec nous !…
Si la grâce de l’Esprit Saint habite le cœur d’un homme, même en une mesure infime, cet homme pleure pour tous les hommes ; il a plus encore pitié de ceux qui ne connaissent pas Dieu ou qui lui résistent. Il prie pour eux jour et nuit afin qu’ils se convertissent et reconnaissent Dieu. Le Christ priait pour ceux qui le crucifiaient : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34). Étienne, lui aussi, priait pour ses persécuteurs afin que Dieu ne leur impute pas ce péché… (Ac 7,60). Il faut prier pour nos ennemis si nous voulons conserver la grâce, car celui qui n’a pas compassion du pécheur n’a pas en lui la grâce du Saint Esprit. Louange et grâce à Dieu et à sa grande miséricorde, car il nous a accordé, à nous autres hommes, la grâce de l’Esprit Saint.
Grâce aux moines, la prière ne cesse jamais sur la terre, et là est leur utilité pour le monde. Le monde tient grâce à la prière. Si la prière cessait, le monde périrait. »
(Extraits des « Écrits » de saint Silouane rassemblés par l’Archimandrite Sophrony)
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« Le moine doit combattre ses passions et les vaincre avec l’aide de Dieu. Parfois le moine est bienheureux en Dieu, comme s’il était au Paradis ; souvent il pleure et prie pour l’humanité entière, animé par le désir que tous soient sauvés… Tu diras peut-être qu’ils n’existent plus de nos jours ces moines qui prient pour tous les hommes ; mais je te dis que de grands malheurs et la destruction même de l’univers surviendraient s’il n’y avait plus de priants dans ce monde »
(Silouane, Écrits spirituels, p.58, Abbaye de Bellefontaine, 1974. )
(ref: Patrimoine Spirituel de l’Humanité)
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« Si la grâce de l’Esprit Saint habite le cœur d’un homme, même en une mesure infime, cet homme pleure pour tous les hommes ; il a plus encore pitié de ceux qui ne connaissent pas Dieu ou qui lui résistent. Il prie pour eux jour et nuit afin qu’ils se convertissent et reconnaissent Dieu. »
(Silouane, Écrits spirituels, p.8, Abbaye de Bellefontaine, 1974. )
(ref: Patrimoine Spirituel de l’Humanité)
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« Le moine prie avec des larmes pour le monde entier et c’est en ceci que consiste son œuvre principale. Et qu’est-ce qui le pousse à prier et à pleurer pour le monde entier ? Jésus, le Fils de Dieu, donne au moine dans le Saint Esprit : l’Amour ; et son âme sent une continuelle angoisse pour les hommes car ils ne cherchent pas le salut de leur âme. »
(Silouane, Écrits spirituels, p.56, Abbaye de Bellefontaine, 1974. )
(ref: Patrimoine Spirituel de l’Humanité)
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« Quand j’ai reçu la grâce du Saint Esprit, j’ai connu que Dieu m’avait pardonné mes péchés. Sa grâce m’en rendait témoignage et je pensais n’avoir besoin de rien d’autre. Mais il ne faut pas penser ainsi ; bien que nos péchés soient déjà pardonnés, il nous faudra nous les rappeler toute notre vie, dans la componction et le repentir. Moi, en n’agissant pas ainsi, j’ai perdu la componction et le repentir et j’ai eu à souffrir beaucoup de la part des démons. Je ne pouvais comprendre ce qui se passait en moi ; mon âme connaissait le Seigneur et son Amour ; pourquoi donc cet assaut de pensées mauvaises ? Mais le Seigneur eut pitié de moi et me montra la voie de l’humilité : » Tiens-toi bien consciemment en enfer et ne désespère pas. » Ainsi fut vaincu l’ennemi. »
(Silouane, Écrits spirituels, pp.30-31, Abbaye de Bellefontaine, 1974. )
(ref: Patrimoine Spirituel de l’Humanité)
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« L ’Esprit de Dieu nous apprend à prier partout, même au désert, pour tous les hommes, pour le monde entier »
(Silouane, Écrits spirituels, p.59, Abbaye de Bellefontaine, 1974. )
(ref: Patrimoine Spirituel de l’Humanité)
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« Je ne désire rien d’autre que de prier pour les autres comme je le fais pour moi-même. Prier pour les hommes veut dire : donner le sang de son propre cœur. »
(Silouane, Écrits spirituels, pp.56-57, Abbaye de Bellefontaine, 1974. )
(ref: Patrimoine Spirituel de l’Humanité)
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« Si tu sens en toi la paix divine et l’amour universel, ton âme est déjà semblable à Dieu. »
« Plus grand est l’amour, plus grande est la peine de l’âme : plus vaste est l’amour plus pleine la connaissance ; plus ardent l’amour plus fervente la prière ; plus parfait l’amour, plus sainte est la vie. Ô Seigneur, donne cet Amour à nous tous ! Donne-le au monde entier ! Esprit Saint, descends dans nos âmes afin que nous glorifiions le Créateur à pleine voix, le Père, le Fils et le Saint Esprit ! »
« Le Seigneur est miséricordieux ; mon âme le sait, mais il n’est pas possible de décrire cela avec des mots… Il est infiniment doux et humble et si l’âme le voit, elle se transforme en lui, devient tout amour pour le prochain, elle devient elle-même douce et humble »
« Le Seigneur miséricordieux aime ses serviteurs et leur donne des afflictions sur la terre pour que dans les afflictions l’âme apprenne l’humilité et se livre à la volonté de Dieu et pour que dans la douleur elle trouve ce repos dont le Seigneur a dit » Apprenez de moi, que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes « . »
« Je suis mauvais devant le Seigneur ; plus laid qu’un chien galeux, à cause de mes péchés. Mais j’ai prié Dieu de me les pardonner et voici que non seulement il m’a accordé son pardon mais encore le Saint Esprit, et dans le Saint Esprit j’ai reconnu Dieu lui-même. »
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« Celui qui veut prier sans cesse doit être courageux et sage, et pour tout demander conseil à son père spirituel. Si le père spirituel n’a pas passé lui-même par l’expérience de la prière, interroge-le tout de même, et pour ton humilité le Seigneur aura pitié de toi et te gardera de toute erreur. Mais si tu te dis : » Ce père spirituel doit être inexpérimenté, car il est trop affairé, je vais donc me diriger moi-même à l’aide de livres « , tu es sur une voie dangereuse et au seuil de l’illusion spirituelle. J’en connais plusieurs qui se sont ainsi trompés dans leurs pensées, et, à cause de leur mépris pour leur père spirituel, ils n’ont pas progressé. Ils oublient que, dans le sacrement, c’est la grâce du Saint-Esprit qui agit et que c’est elle qui nous sauve. Ainsi l’Ennemi trompe les ascètes pour qu’il n’y ait pas de vrais hommes de prière, mais le Saint-Esprit éclaire notre esprit quand nous suivons les conseils de nos pasteurs. »
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« Les prières d’un père spirituel ont une grande force. J’ai beaucoup souffert de la part des démons â cause de mon orgueil, mais le Seigneur m’a rendu humble et a eu pitié de moi grâce aux prières de mon père spirituel ; et, à présent, le Seigneur m’a révélé que le Saint-Esprit repose sur les pères spirituels, et c’est pourquoi j’ai un grand respect pour eux. Par leurs prières, nous recevons la grâce du Saint-Esprit et la joie dans le Seigneur qui nous aime et qui nous a donné tout ce qui est nécessaire pour le salut de nos âmes. »
« J’écris ces lignes, et mon esprit se réjouît de ce que nos pasteurs soient semblables au Seigneur Jésus Christ. Mais nous aussi, les brebis, bien que nous n’ayons qu’une faible grâce, nous sommes cependant semblables au Seigneur. Les hommes ne connaissent pas ces mystères, mais Jean le Théologien a clairement dit : Nous serons semblables à lui (1 Jn 3,2), et cela, non seulement après la mort, mais déjà maintenant, car le Seigneur miséricordieux a donné sur terre le Saint-Esprit, et le Saint-Esprit vit dans notre Église ; il vit dans les pasteurs ; il vit dans le cœur des croyants ; il incite l’âme à lutter contre les passions ; il donne les forces nécessaires à l’accomplissement des commandements du Seigneur ; il nous conduit vers la vérité tout entière ; il a rendu l’homme tellement beau qu’il est venu semblable au Seigneur. »
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« Si un homme prie et jeûne beaucoup mais n’a pas d’amour pour les ennemis, il ne peut posséder la paix de l’âme. »
« Celui qui se repent vraiment est prêt a supporter toutes sortes de souffrances : faim et dénuement, froid et chaleur, maladie et pauvreté, mépris et persécution, injustice et calomnie, – car son âme s’élance vers le Seigneur dans une prière pure, oubliant ce qui est sur terre. Mais celui qui est attaché à ses biens et à l’argent ne pourra jamais avoir l’esprit pur en Dieu »
« Ô peuples de la terre ! C’est avec des larmes que j’écris ces lignes. Mon âme désire que vous connaissiez le Seigneur et que vous contempliez sa miséricorde et sa Gloire. J’ai soixante-douze ans ; je vais bientôt mourir et j’écris pour vous sur la miséricorde de Dieu que le Seigneur m’a donné de connaître par le Saint-Esprit ; et le Saint Esprit m’a appris à aimer tous les hommes. Oh ! Que je voudrais vous placer sur une haute montagne pour que, de son sommet, vous, puissiez voir le Visage doux et miséricordieux du Seigneur, et que vos coeurs exultent de joie. Je vous dis la vérité : je ne trouve rien de bon en moi et j’ai commis de nombreux péchés, mais la grâce du Saint-Esprit les a effacés. Et je sais qu’à ceux qui luttent avec le péché, le Seigneur accorde non seulement le pardon, mais encore, la grâce du Saint-Esprit lui réjouit l’âme et lui donne une paix douce et profonde. »
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« Repentez vous devant le Seigneur, et demandez. Il aime les hommes et leur accordera tout. Moi aussi, je me suis beaucoup repenti, Et j’ai beaucoup souffert d’avoir offensé le Seigneur, Et d’avoir, par mon péché, perdu la paix et l’amour sur terre. Mes larmes ruisselaient sur mon visage et inondaient ma poitrine et la terre, Et le désert entendait mes gémissements. Vous ne pouvez comprendre ma détresse ni comment je pleurais Dieu et le Paradis. Au Paradis, j’étais heureux et joyeux : L’Esprit de Dieu me réjouissait, et je ne connaissais aucune souffrance. Mais, lorsque je fus chassé du Paradis, Le froid et la faim commencèrent à me torturer ; Les animaux et les oiseaux qui étaient doux dans le Paradis et qui m’aimaient, Devinrent sauvages et se mirent à me craindre et à me fuir. De mauvaises pensées m’assaillirent ; Le soleil et le vent me brûlèrent ; la pluie me trempa ; Les maladies et toutes les souffrances de la terre me tourmentèrent. Mais j’ai tout enduré, et j’ai fermement espéré en Dieu. Vous aussi, accomplissez les travaux de la pénitence. Aimez les afflictions, desséchez vos corps, Humiliez-vous et aimez vos ennemis, Pour que l’Esprit Saint puisse établir en vous sa demeure, Et alors vous connaîtrez et trouverez le Royaume des Cieux. »
« Le Seigneur vous aime, et, vous aussi, vivez dans l’amour ;
Soyez obéissants à toute autorité, humiliez vos coeurs,
Et le Saint-Esprit vivra en vous.
Il vient silencieusement dans l’âme, lui donne la paix,
Et, sans parole, témoigne de son salut.
Chantez à Dieu avec amour et humilité d’esprit,
Car c’est en cela que se réjouit le Seigneur. »
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« Pourquoi élevez-vous la voix vers moi, mes enfants ?
Le Seigneur vous aime, et il vous a donné les commandements.
Observez-les ; aimez-vous les uns les autres,
Et vous trouverez la paix en Dieu.
À toute heure, repentez-vous de vos péchés,
Pour que vous puissiez rencontrer le Seigneur.
Le Seigneur a dit : » J’aime ceux qui m’aiment,
Et je glorifierai ceux qui me glorifient. »
« Car le Seigneur est en moi et m’a rendu semblable à lui.
Le Seigneur glorifie l’homme et le rend semblable à lui. »
« Moi aussi, j’ai perdu la grâce Et, d’une seule voix, je crie avec Adam : » Sois miséricordieux envers moi, Seigneur. Donne-moi un esprit d’humilité et d’amour. « Ô amour du Seigneur! Celui qui t’a connu, sans se lasser te cherche jour et nuit, et s’écrie : » Je te désire, Seigneur, et je te cherche avec des larmes. Comment pourrai je ne pas te chercher ? Tu m’as donné de te connaître par le Saint-Esprit, Et cette connaissance divine entraîne mon âme à te chercher en pleurant. «
Adam pleurait: » Il n’y a point de douceur pour moi dans le désert. Il n’y en a point dans les hautes montagnes, ni dans les prairies, Ni dans les forêts, ni dans le chant des oiseaux ; Rien ne m’est doux. Mon âme est dans une profonde affliction, car j’ai offensé mon Dieu. Et si le Seigneur me prenait à nouveau dans le Paradis, même là, je souffrais et pleurerais Pourquoi ai-je offensé le Dieu que j’aime ? » »
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« Adam languissait sur terre et sanglotait amèrement. La terre ne lui était pas douce, Et il soupirait après Dieu en clamant: » Mon âme languit après le Seigneur, et je le cherche avec larmes. Comment ne le chercherais-je pas ? Quand j’étais avec lui, mon âme était joyeuse et sereine, Et l’Ennemi n’avait point d’accès auprès de moi. Mais, à présent, l’esprit mauvais a pris pouvoir sur moi, Agite et fait souffrir mon âme. C’est pourquoi mon âme désire à en mourir le Seigneur; Mon esprit s’élève vers Dieu, et rien sur terre ne peut me réjouir. Rien ne peut consoler mon âme, Mais elle désire de nouveau voir le Seigneur, et être comblée par lui. Je ne puis l’oublier un seul instant, et mon âme languit après lui ; Ma peine est si grande que je pleure en gémissant : Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de ta créature tombée. »
« Je vous en supplie, faites un essai. Si quelqu’un vous offense, ou vous méprise, ou vous arrache ce qui vous appartient, ou persécute l’Église, priez le Seigneur en disant : « Seigneur, nous sommes tous tes créatures ; aie pitié de tes serviteurs et tourne-les vers le repentir. » Alors, tu porteras perceptiblement la grâce dans ton âme. Au commencement, force ton cœur à aimer tes ennemis ; le Seigneur, voyant ta bonne intention, t’aidera en tout, et l’expérience elle-même t’instruira. Mais celui qui pense du mal de ses ennemis, l’amour de Dieu n’est pas en lui, et il n’a pas connu Dieu.
Quand tu prieras pour tes ennemis, la paix viendra sur toi ; et tu aimeras tes ennemis, sache qu’une grande grâce divine vit en toi ; je ne dis pas qu’elle soit déjà parfaite, mais elle est suffisante pour le salut. Si, par contre, tu injuries tes ennemis, c’est le signe qu’un esprit mauvais vit en toi et qu’il introduit dans ton cœur de mauvaises pensées ; car, comme l’a dit le Seigneur, c’est du cœur que jaillissent les bonnes ou les mauvaises pensées . »
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« À moins de prier pour les ennemis, l’âme ne peut pas avoir de paix. L’âme à laquelle la grâce de Dieu a enseigné à prier, aime avec compassion toute créature, et tout particulièrement l’homme. Sur la Croix, le Seigneur a souffert pour les hommes, et son âme a été dans l’agonie pour chacun de nous. »
« L’homme qui porte en lui le Saint-Esprit, même si ce n’est pas en plénitude, souffre pour tous les hommes jour et nuit ; son cœur est plein de compassion pour toute créature de Dieu et surtout pour les hommes qui ne connaissent pas Dieu ou s’opposent à lui, et qui, pour cette raison, iront dans le feu des tourments. Il prie pour eux jour et nuit, plus que pour lui-même, afin que tous se repentent et connaissent le Seigneur. […]
Le Seigneur m’a appris l’amour des ennemis. Privés de la grâce divine, nous ne pouvons pas aimer les ennemis, mais l’Esprit Saint apprend à aimer ; et alors on aura de la compassion même pour les démons, car ils se sont détachés du bien, ils ont perdu l’humilité et l’amour de Dieu. »
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« Si nous prenons l’habitude de prier de tout notre cœur
pour nos ennemis et de les aimer,
la paix demeurera toujours dans nos âmes
C’est une grande œuvre devant Dieu
que de prier pour ceux qui nous offensent
et qui nous font souffrir. »
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Phrases de saint Théophane Vénard
(réf: missel Magnificat, mois d’Octobre 2023)
« Marche tout doucement ton petit bonhomme de chemin, au jour le jour comme les oiseaux du ciel… Laisse-toi entraîner par le mouvement pacifique de la grâce, ne voulant aller que là où elle veut et dans le temps qu’elle veut. »
« Courage ! Suivons le droit chemin, ne détournant la tête ni à droite ni à gauche. Vois-tu l’exilé qui va vers la patrie ? Il ne voit qu’elle ! Nous sommes tous des exilés ici-bas, allons à la patrie du Ciel ! »
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Phrases du saint Père Damien
« Turn all your thoughts and aspirations to heaven. Work hard to secure for yourself a place there for ever. »
« Tournez toutes vos pensées et aspirations vers le ciel.
Travaillez dur pour vous assurer une place là-bas pour toujours. »
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Phrases de saint Vincent de Paul
« Celui qui a mis toute son espérance en Dieu doit être certain que quand l’univers entier se soulèverait contre lui, il n’arrivera rien que ce qu’il plaira à Dieu. »
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Phrases de Vincent Ferrier
« Réprimez tout sentiment d’indignation en présence des fautes d’autrui. Ayez de l’affection et de la pitié pour tous, vous souvenant toujours que vous feriez peut-être bien pis qu’eux, si le Christ Jésus ne vous soutenait de sa grâce. »
« Confiez-vous entièrement entre les mains de Celui qui sait mieux que vous-même ce qui vous est utile et qui travaille continuellement à vous élever vers lui, peut-être à votre insu, pourvu que vous vous abandonniez à lui sans réserve. »
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Phrases de saint Pierre Chrysologue
« Dieu, voyant le monde ravagé par la crainte, agit sans cesse pour le rappeler à lui avec amour, le solliciter par la grâce, le soutenir par la charité, et l’envelopper de tendresse. »
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Phrases de saint Pierre d’Alcantara
« Conformément à cette vérité, que celui qui veut connaître combien il a avancé dans ce chemin spirituel, considère:
– combien il avance chaque jour dans l’humilité intérieure et extérieure;
– comment il souffre les injures que les autres lui peuvent faire;
– comment il sait excuser les faiblesses d’autrui;
– avec quelle affection il va au secours des nécessités du prochain;
– comment il est ému de compassion, au lieu de s’indigner des défauts des autres;
– comment il sait espérer en Dieu dans le temps de la tribulation;
– comment il gouverne sa langue;
– comment il garde son cœur,
– comment il tient sa chair domptée avec tous ses appétits et ses sentiments;
– comment il sait tirer profit des prospérités et des adversités;
– de quelle manière, avec quelle gravité et avec quelle discrétion, il se conduit en toutes choses;
– par dessus tout, qu’il considère s’il est mort à l’amour de l’honneur, du plaisir et du monde;
qu’il considère jusqu’à quel point il a avancé ou reculé en tout cela: et qu’il se juge là-dessus, et non sur ce qu’il sent où ce qu’il ne sent pas de Dieu. Pour ce sujet, il doit toujours tenir un œil fixé sur la mortification, et l’autre sur l’oraison. »
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Extraits de l’Imitation de Jésus-Christ:
« Que vous sert de raisonner profondément sur la Trinité, si vous n’êtes pas humble, et que par là vous déplaisez à la Trinité ? »
(L1, Ch.I)
« Comment pouvez-vous songer à vous préférer à quelqu’un, tandis qu’il y en a tant de plus doctes que vous, et de plus instruits de la loi de Dieu ?
Voulez-vous apprendre et savoir quelque chose qui vous serve ? Aimez à vivre inconnu et à n’être compté pour rien.
La science la plus haute et la plus utile est la connaissance exacte et le mépris de soi-même.
Ne rien s’attribuer et penser favorablement des autres, c’est une grande sagesse et une grande perfection.
(…)
Nous sommes tous fragiles; mais croyez que personne n’est plus fragile que vous. »
(L1, Ch.II)
« Le superbe et l’avare n’ont jamais de repos; mais le pauvre et l’humble d’esprit vivent dans l’abondance de la paix.
L’homme qui n’est pas encore parfaitement mort à lui-même est bien vite tenté; et il succombe dans les plus petites choses. »
(…)
« Point de paix donc dans le cœur de l’homme charnel, de l’homme livré aux choses extérieures. »
(L1, Ch.VI)
« Insensé celui qui met son espérance dans les hommes ou dans quelque créature que ce soit. ».
(…)
« Ne vous estimez pas meilleur que les autres, de crainte que peut-être vous ne soyez pire aux yeux de Dieu, qui sait ce qu’il y a dans l’homme.
Ne vous enorgueillissez pas de vos bonnes œuvres; car les jugements de Dieu sont autres que ceux des hommes, et ce qui plaît aux hommes, souvent lui déplaît.
S’il y a quelque bien en vous, croyez qu’il y en a plus dans les autres, afin de conserver l’humilié. »
(L1, Ch.VII)
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Phrases de Thomas More:
« Nothing can happen to me that God doesn’t want. And all that He wants, no matter how bad it may appear to us, is really for the best. »
« Rien ne peut m’arriver que Dieu ne veuille pas. Et tout ce qu’Il veut, aussi mauvais que cela puisse nous paraître, est en réalité pour le mieux. »
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Phrases de saint John Henry Newman:
« Ô très Sacré, très aimant Cœur de Jésus, tu es caché dans la Sainte Eucharistie et tu bats toujours pour nous. […] Ô mon Dieu, quand tu condescends à me permettre de te recevoir, de te manger et de te boire, et à faire de moi pour un moment ta demeure, oh ! fais battre mon cœur à l’unisson du tien. Purifie-le de tout ce qui est terrestre, fier et sensuel, de tout ce qui est dur et cruel, de toute atonie, de tout désordre, de toute perversité. Remplis-le de ta présence, afin que ni les événements de la journée, ni les circonstances du temps présent n’aient le pouvoir de le troubler ; mais que, dans ton amour et dans ta crainte, il puisse trouver la paix. »
(extrait de Magnificat, 7 mai 2025)
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