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–Prières
– Petit Journal de sainte Faustine
– Mots-clés
-sur le Saint-Sacrement: voir article sur le Saint-Sacrement (avec extraits de Sainte Faustine)
(Extraits du Petit Journal de Sainte Faustine (document word)
ou site E.S.M.)
Quelques sujets du Petit Journal:
– Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme pécheresse (PJ: 1485)
– Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme désespérée (PJ: 1486)
– Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme souffrante (PJ: 1487)
– Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme aspirant à la perfection (PJ: 1488)
– Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme parfaite (PJ: 1489)
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Mots-clés:
Abandon, Amour de Dieu, beauté, confession, confiance, crainte, Esprit (un des sept), Esprit-Saint (inspiration à), humilité, ingratitude, jalousie, Justice, Marie, misère, miséricorde, pardon, règles de vie, soumission à la Volonté de Dieu, souffrance, Toute Puissance, volonté
« Un jour où ces souffrances terribles m’étreignaient, j’entrai à la chapelle et je dis ces mots du fond de mon âme : « Faites de moi ce qui Vous plaît, ô Jésus, je veux Vous adorer en tout. Que Votre volonté soit faite en moi, ô mon Seigneur et mon Dieu, et moi je vais louer votre infinie miséricorde !». Cet acte de soumission dissipa mes terribles tourments. Tout à coup, j’aperçus Jésus, qui me dit : « Je suis toujours dans ton cœur. » Une joie inconcevable pénétra mon âme et la remplit d’un grand amour de Dieu, ce qui enflamma mon pauvre cœur. Je vois que Dieu ne permet jamais plus que ce que nous pouvons supporter. Oh ! je n’ai peur de rien. Si Dieu envoie à l’âme un si grand tourment, il la soutient par une grâce plus grande encore, bien que nous ne nous en rendions pas compte. Dans de tels moments, un acte de confiance rend à Dieu plus de gloire que des heures entières passées en prières, remplies de consolation. Maintenant je vois que si Dieu veut maintenir une âme dans les ténèbres, aucun livre, ni aucun confesseur ne pourra l’éclairer. »
(Petit Journal, 78)
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(Marie)
« Marie, notre Mère et notre Reine, je vous confie mon âme, mon corps, ma vie, ma mort et tout ce qui la suivra. Je dépose tout entre vos mains. Ô ma Mère, couvrez mon âme de votre manteau virginal et donnez-moi la grâce de la pureté du cœur, de l’âme et du corps ; défendez-moi par votre puissance de tous les ennemis et spécialement de ceux qui cachent leur méchanceté sous le masque de la vertu. Ô Lis ravissant, vous êtes pour moi un miroir, ô ma Mère ! »
(Petit Journal, 79)
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(Amour de Dieu) (next)
« Jésus, divin prisonnier de l’amour, lorsque je considère Votre amour et Votre anéantissement pour moi, mes sens m’abandonnent. Vous cachez Votre inconcevable majesté et Vous Vous abaissez vers mon néant. Ô Roi de gloire, bien que Vous cachiez Votre beauté, le regard de mon âme déchire le voile. Je vois les chœurs angéliques qui ne cessent de Vous rendre honneur et toutes les Puissances célestes, qui vous louent sans fin, chantant : « Saint, Saint, Saint. »
(Petit Journal, 80)
Oh ! qui comprendra Votre amour et Votre insondable miséricorde envers nous ! Ô prisonnier de l’amour, j’enferme mon pauvre cœur dans ce tabernacle pour qu’il vous adore sans cesse nuit et jour; je ne connais aucun obstacle à cette adoration et même quand je serai éloignée physiquement, mon cœur sera toujours avec Vous. Rien ne peut mettre des barrières à mon amour pour Vous. Les obstacles n’existent pas pour moi. Ô mon Jésus, je vais Vous consoler de toutes les ingratitudes, blasphèmes froideurs, haines et sacrilèges des impies ! Ô Jésus, je désire brûler comme une offrande pure, immolée devant le trône de Votre abaissement, Vous priant sans cesse pour les pécheurs agonisants… »
(Petit Journal, 81)
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« Ma fille, parles aux prêtres de mon inconcevable Miséricorde. Les flammes de Ma Miséricorde Me brûlent, Je veux les déverser sur les âmes, mais les âmes ne veulent pas croire en ma bonté. »
(Petit Journal, 177)
« L’heure finie, je suis allée devant le Saint Sacrement et, consciente de mon immense misère, Je Lui demandai miséricorde afin qu’il daigne purifier et guérir ma pauvre âme. Alors j’entendis ces paroles : « Ma fille toutes tes misères sont brûlées dans le feu de Mon amour, comme un brin d’herbe jeté dans un brasier dévorant. Par cet abaissement, tu attires sur toi et sur d’autres âmes toute l’immensité de Ma Miséricorde. » Je répondis : « Jésus, façonnez mon pauvre cœur à votre gré. » »
(Petit Journal, 178)
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« Aujourd’hui Jésus me dit : « Je désire que tu connaisses plus profondément l’amour dont brûle mon cœur. Tu le comprendras en méditant Ma Passion. Appelle Ma Miséricorde sur les pécheurs, Je désire leur salut.
Quand tu réciteras cette prière pour un pécheur d’un cœur contrit et avec foi, Je lui donnerai la grâce de la conversion. Voici cette petite prière :
« Ô Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus comme source de Miséricorde pour nous, j’ai confiance en Vous! »
(Petit Journal, 186-187)
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« Votre grandeur est ma plénitude. Jésus, quand je suis la dernière, plus bas que les postulantes, même les plus jeunes, c’est alors que je me sens à ma place. Je ne savais pas que dans ces petits coins sans éclats le Seigneur avait placé tant de bonheur. Je comprends maintenant que, même en prison, peut jaillir d’une poitrine pure vers Vous, Seigneur, la plénitude de l’amour. Les choses extérieures n’ont pas d’importance pour le pur amour, il pénètre tout. Ni les portes de la prison, ni les portes du Ciel n’ont de force contre lui. Il atteint Dieu Seul et rien ne peut le faire mourir. Il n’y a pas d’obstacle pour Lui, il est libre comme un roi, et peut passer librement partout. La mort même doit baisser la tête devant Lui… »
(Petit Journal, 201)
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« Si nous planons très haut, toutes les vapeurs, les brumes, les nuages se trouvent sous nos pieds : c’est ainsi que tout notre être sensible doit être soumis à l’Esprit. »
(Petit Journal, 234)
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« Je sens que je suis toute à Dieu, je sais que je suis Son enfant. Je sens que je suis toute entière propriété de Dieu. J’expérimente ceci même de façon physique et sensible. Je suis parfaitement tranquille en tout, car je sais que c’est l’affaire de l’ Epoux de penser à moi. Je ne me soucie plus du tout de moi-même. Ma confiance dans son Cœur très Miséricordieux est sans bornes. Je Lui suis continuellement unie. Il me semble que Jésus ne pourrait pas être heureux sans moi, ni moi sans Lui. Je comprends bien cependant qu’étant Dieu Il est heureux en Lui-même et qu’Il n’a besoin d’absolument aucune créature. Mais sa bonté le contraint à Se communiquer à Sa créature, et cela avec une inconcevable générosité. »
(Petit Journal, 242)
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(confiance)(next) – (abandon)(next)
« Je suis parfaitement tranquille en tout, car je sais que c’est l’affaire de l’ Époux de penser à moi. Je ne me soucie plus du tout de moi-même.
Ma confiance dans son Cœur très Miséricordieux est sans bornes.
Je Lui suis continuellement unie. Il me semble que Jésus ne pourrait pas être heureux sans moi, ni moi sans Lui. Je comprends bien cependant qu’étant Dieu Il est heureux en Lui-même et qu’Il n’a besoin d’absolument aucune créature. Mais sa bonté le contraint à Se communiquer à Sa créature, et cela avec une inconcevable générosité.»
(Petit Journal, 244)
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« Ma fille, dis aux hommes que Je les aime et que mon pardon n’a pas de limite. »
« Il lui a dit aussi que ce qui blesse le plus son Cœur c’est le manque de confiance qu’on a en Lui et en son amour pour nous. »
« Ne jamais juger personne, avoir un regard indulgent pour les autres et, pour soi-même, un regard sévère. Tout rapporter à Dieu et, me montrer à mes propres yeux, telle que je suis, c’est-à-dire la plus grande misère et le néant. Garder la patience et la tranquillité dans les souffrances, sachant que tout passe avec le temps.»
(Petit Journal, 253)
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« Je sens bien que ma mission ne finira pas à ma mort, mais qu’elle commencera alors. O vous, âmes qui doutez, j’écarterai pour vous le voile qui vous cache le Ciel, afin de vous convaincre de la bonté de Dieu, pour que votre incrédulité ne blesse plus le doux Cœur de Jésus. Dieu est Amour et Miséricorde. »
(Petit Journal, 281)
« Je désire vous aimer plus que personne ne vous a jamais aimé. Et malgré ma misère et ma petitesse, j’ai ancré ma confiance à une grande profondeur dans le gouffre de Votre miséricorde, mon Dieu et mon Créateur ! Malgré ma grande misère, je n’ai peur de rien, mais je garde l’espoir de chanter éternellement mon chant de louange. Que nulle âme ne doute, même si elle est la plus misérable, et tant qu’elle est en vie, de pouvoir devenir une grande sainte. Car grande est la puissance de la grâce divine. C’est à nous de ne pas résister à l’action divine. »
(Petit Journal, 283)
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« Quoi que je fasse, je ne compte pas sur mes forces, mais sur la grâce de Dieu. Avec la grâce de Dieu l’âme peut triompher des plus grandes difficultés. »
(Petit Journal, 287)
« Ô mon Jésus, comme il est facile de se sanctifier, il faut seulement un petit peu de bonne volonté. Et si Jésus découvre ce minimum de bonne volonté dans l’âme, Il se hâte de Se donner à elle. Et rien ne peut L’arrêter, ni les fautes, ni les chutes, absolument rien. Jésus est pressé d’aider cette âme et si l’âme est fidèle à cette grâce de Dieu, elle pourra en peu de temps, parvenir à la plus haute sainteté qu’une créature puisse atteindre ici bas.
Dieu est très généreux et ne refuse Sa grâce à personne. Il donne même plus que nous ne demandons. La voie la plus courte, c’est la fidélité aux inspirations de l’Esprit-Saint . »
(Petit Journal, 291)
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« Quand l’âme aime sincèrement Dieu, elle ne doit avoir peur de rien dans sa vie spirituelle. Qu’elle se laisse influencer par la grâce et qu’elle ne réduise pas son union avec le Seigneur. »
(Petit Journal, 292)
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« Une fois le Seigneur me dit : » Agis comme un mendiant qui ne refuse pas d’accepter une plus grande aumône, il remercie seulement plus affectueusement.
Ainsi ne refuse pas d’accepter, à cause de ton indignité, de plus grandes grâces lorsque Je te les donne. Je sais que tu en es indigne. Mais réjouis-toi plutôt et prends autant de trésors de Mon Cœur que tu peux en porter.
C’est ainsi que tu Me plais davantage. J’ajouterai encore quelque chose :
Prends ces grâces, non seulement pour toi, mais aussi pour les autres. C’est-à-dire, encourage les âmes avec lesquelles tu es en contact, à la confiance en mon infinie Miséricorde. Oh ! comme j’aime les âmes qui ont une entière confiance en Moi. Je ferai tout pour elles. »
(Petit Journal, 294)
« O mon Maître, lorsque Vous me conduisez, tout va facilement. Je Vous en prie, Seigneur, ne me quittez jamais. «
Jésus me dit : » Oui, Je serai toujours près de toi si tu restes toujours un petit enfant sans crainte. Comme Je suis ici ton commencement, Je serai aussi ta fin.
Ne te fie pas aux créatures, même dans les plus petites choses, car cela ne me plaît pas. Je veux être Seul dans ton âme. Je fortifierai ton âme et Je t’éclairerai par la bouche de mon remplaçant. Tu apprendras que Je suis en toi, et ton inquiétude se dissipera comme le brouillard devant les rayons du soleil. «
(Petit Journal, 295)
« C’est une grande chose que de savoir tirer profit du moment présent. »
(Petit Journal, 296)
« L’humanité ne trouvera pas la paix tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers Ma miséricorde. »
Oh ! comme l’incrédulité de l’âme Me blesse. Cette âme confesse que Je suis Saint et juste, et ne croit pas que Je suis la Miséricorde ! Mais elle se méfie de Mon amour. Les démons aussi croient en Ma justice, mais ne croient pas en Ma bonté.
Mon cœur se réjouit de ce titre de Miséricordieux. Proclame que la Miséricorde est le plus grand attribut de Dieu. Toutes les œuvres de mes Mains sont couronnées de Miséricorde. »
(Petit Journal, 300)
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« Ô Amour éternel, je désire que toutes les âmes, que Vous avez créées, vous connaissent. Je désirerais devenir prêtre, je parlerais sans cesse de Votre Miséricorde aux âmes pécheresses plongées dans le désespoir. Je désirerais être missionnaire et porter la lumière de la foi dans les pays sauvages, pour Vous faire connaître des âmes et m’immoler entièrement pour elles, mourir martyre comme Vous êtes mort pour moi et pour elles. Ô Jésus, je sais parfaitement que, en m’anéantissant totalement et en renonçant complètement à moi-même, pour l’amour de Vous, Jésus, et pour celui des âmes immortelles, je peux être prêtre, missionnaire, prédicateur, et mourir martyre. »
(Petit Journal, 301)
« C’est mon plus grand désir que les âmes sachent que Vous êtes leur bonheur éternel, qu’elles croient en Votre bonté et glorifient Votre infinie miséricorde. »
(Petit Journal, 304)
Acte d’offrande:
« En présence du ciel et de la terre, en présence de tous les chœurs angéliques, en présence de la Très Sainte Vierge Marie, en présence de toutes les Puissances célestes, je déclare au Dieu Unique en la Sainte Trinité, qu’aujourd’hui, en union avec Jésus Christ, Sauveur des âmes, je m’offre volontairement pour la conversion des pécheurs et en particulier, pour ceux qui ont perdu espoir en la Miséricorde divine.
Cette offrande consiste à accepter avec une entière soumission à la volonté divine toutes les souffrances, les peurs, les frayeurs dont les pécheurs sont remplis. En revanche, je leur donne toutes mes consolations, qui découlent de mon intimité avec Dieu. En un mot, j’offre tout pour eux : les Saintes Messes, les Saintes communions, les pénitences, les mortifications, les prières. Je n’ai pas peur des coups – des coups de la justice divine, car je suis unie à Jésus.
Ô mon Dieu, je désire de cette manière, faire réparation pour les âmes qui ne croient pas à Votre bonté. J’ai confiance contre tout espoir en l’immensité de votre Miséricorde. Mon Seigneur et mon Dieu, ma part – ma part pour l’éternité, je fais cet acte d’offrande en comptant non pas sur mes forces, mais sur la puissance qui découle des mérites de Jésus-Christ.
Je vais répéter chaque jour cet acte d’offrande, en récitant la prière suivante que Vous-Même , Jésus, m’avez apprise : « Ô Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus comme Source de Miséricorde pour nous, j’ai confiance en vous ! «
(Petit Journal, 308)
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« J’ai offert cette adoration pour la conversion des pécheurs endurcis, et particulièrement pour ceux qui ont perdu confiance en la miséricorde divine. J’ai considéré combien dieu a souffert et quel immense amour Il nous a témoigné. Mais nous ne croyons pas que Dieu nous aime tant Ô Jésus, qui le comprendra ? Quelle douleur pour notre Sauveur ! Comment nous persuadera-t-il de Son amour si Sa mort même ne peut nous persuader ?
J’ai demandé au ciel entier d’offrir avec moi réparation au Seigneur pour l’ingratitude de certaines âmes. Jésus m’a fait connaître combien l’oraison d’expiation Lui est agréable. Il m’a dit : « La prière d’une âme humble et aimante désarme la colère de Mon Père et libère des torrents de bénédictions. »
(Petit Journal, 319)
« L’adoration finie, à mi-chemin de ma cellule, un grand nombre de grands chiens noirs m’environnèrent ; sautant et hurlant, ils voulaient me lacérer. J’ai compris que ce n’était pas des chiens mes des démons. L’un d’eux parla avec colère : « C’est parce que, cette nuit, tu nous as enlevé tant d’âmes que nous te mettrons en pièce. » Je lui ai répondu : « Si telle est la volonté du dieu de Miséricorde, faites-le à juste titre. Je l’ai mérité, car je suis la plus misérable des pécheresses, et Dieu est toujours Saint, Juste et infiniment Miséricordieux. » A ces mots, tous les démons répondirent ensemble :Fuyons, car elle n’est pas seule, le Tout-Puissant est avec elle. » – Et ils disparurent comme la poussière et le bruit de la route. Et tout en achevant un Te Deum, j’allai tranquillement jusqu’à ma cellule en considérant l’infinie et insondable Miséricorde de Dieu. »
(Petit Journal, 320)
« J’unissais mes souffrances aux souffrances de Jésus et je les offrais pour moi et pour la conversion des âmes qui ne croient pas à la bonté divine. »
(Petit Journal, 323)
« …je me suis reconnue dans ce prophète (Jpnas) en ce sens, que moi aussi, je donne souvent un refus à Dieu, pensant que quelqu’un d’autre remplirait mieux Sa Sainte Volonté – ne comprenant pas que Dieu peut tout, que Sa Toute Puissance se manifestera d’autant mieux que l’outil sera inexistant. »
(Petit Journal, 331)
« devant moi apparut l’Enfant Jésus, rayonnant de beauté. Il me dit combien la simplicité d’âme Lui plaisait : « Bien que Ma grandeur soit inconcevable, Je demeure seulement avec les petits. J’exige de toi l’esprit d’enfance. »«
(Petit Journal, 332)
« Dans la pratique, cet esprit d’enfance doit se manifester ainsi : l’enfant ne s’occupe ni du passé, ni de l’avenir. Il profite du moment présent. »
(Petit Journal, 333)
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« Votre regard rempli d’amour comble tout abîme. La grandeur de Dieu fait mon bonheur. Il me suffira pleinement pour être heureuse pendant toute l’éternité, de contempler la grandeur de Dieu. »
(Petit Journal, 334)
souffrance:
« La souffrance est le plus grand trésor sur cette terre, elle purifie l’âme. C’est dans la souffrance que nous reconnaissons qui est notre véritable ami. »
(Petit Journal, 342)
beauté:
« Ô Beauté incroyable, celui qui a fait votre connaissance ne peux rien aimer d’autre. Je sens que mon âme est un gouffre sans fond et que rien ne le comblera, sinon Dieu seul. Je sens que je me perd en Lui, comme un grain de sable dans un océan sans bornes. »
(Petit Journal, 343)
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misère:
« Pendant la Sainte Messe du matin je sentis la proximité de Dieu et mon esprit, sans le vouloir, s’abîma en Lui. Soudain j’entendis ces mots : « Tu m’est une demeure agréable, Mon Esprit repose en toi. » Puis j’ai senti le regard du Seigneur sondant la profondeur de mon cœur. À la vue de ma misère, je m’humiliai en esprit admirant l’immense miséricorde divine, qui permet que le Très-Haut s’approche d’une telle misère.«
(Petit Journal, 346)
« Très Sainte Trinité, j’ai confiance en votre infinie Miséricorde. Dieu est mon Père. Donc moi, Son enfant, j’ai tous les droits sur Son divin Cœur. Et plus les ténèbres son grandes, plus totale doit être notre confiance. »
(Petit Journal, 357)
« Je ne comprends pas comment on peut ne pas avoir confiance en Celui qui peut tout. Tout est par Lui et rien sans Lui. Lui, le Seigneur, ne permettra ni n’admettra la confusion de ceux qui ont mis toute leur confiance en Lui. »
(Petit Journal, 358)
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« Jeudi soir pendant la bénédiction certaines pensées commencèrent à me tourmenter : Est-ce que, par hasard, tout ce que je dis au sujet de cette grande Miséricorde de Dieu ne serait pas mensonge ou illusion ?… Je voulais réfléchir un moment là-dessus, quand, soudain, j’entendis une voix intérieure forte et distincte : « Tout ce que tu dis de Ma bonté est la vérité et il n’y a pas d’expression suffisante pour la louer. » – Ces paroles étaient si pleine de puissance et si claires, que je donnerais ma vie pour elles : elles viennent de Dieu. Je Le reconnais à la paix profonde qui m’envahit alors et continue de m’accompagner. Cette paix me donne une puissance et une force si grande, que toutes les difficultés, les contrariétés, les souffrances et la mort même ne sont rien. Cette lumière souleva un coin du voile et je vis que tous mes efforts pour que les âmes connaissent la Miséricorde du Seigneur, sont très agréables à Dieu. Cela fit naître une si grande joie dans mon âme, que je ne sais si, au Ciel, elle peut être plus grande. Oh !si les âmes voulaient écouter, au moins un peu, la voix de leur conscience et la voix, ou plutôt les inspirations de l’Esprit Saint ! Je dis : « au moins un peu », car lorsque nous nous livrons à l’influence de l’Esprit Saint divin, Il complète Lui-même ce qui nous manque.«
(Petit Journal, 359)
« Jésus aime entrer dans les menus détails de notre vie. »
(Petit Journal, 360)
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« Sainte Trinité, Dieu unique, inconcevable dans la grandeur de Votre Miséricorde envers les créatures et particulièrement envers les pauvres pécheurs. Vous avez révélé l’abîme de Votre Miséricorde inconcevable dont aucune intelligence humaine, ni angélique ne sondera jamais les limites. Notre néant et notre misère s’anéantissent dans Votre grandeur. Ô Bonté infinie, qui vous louera dignement ? Se trouvera-t-il une âme, qui Vous comprenne dans Votre amour ? Ô Jésus, de telles âmes existent, mais il n’y en a pas beaucoup. »
(Petit Journal, 361)
(humilité)(next)
« Ô Bon Jésus, je vous remercie pour cette grande grâce de me faire comprendre que je suis en moi-même misère et péché, rien de plus. Par moi-même je ne puis qu’une chose : Vous offenser, Ô mon Dieu. Car la misère ne peut rien faire d’autre par elle-même que Vous offenser, ô Bonté infinie ! »
(Petit Journal, 363)
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« Sache que lorsque tu détruis ta volonté propre, la mienne règne en toi. »
(Petit Journal, 365)
(ingratitude)
« Mon Cœur déborde d’une grande miséricorde pour les âmes et particulièrement pour celles des pauvres pécheurs. Si elles pouvaient comprendre que Je suis le meilleur des Pères, que c’est pour elles que le Sang et l’Eau ont jailli de Mon Cœur comme d’une source pleine de miséricorde. Pour elles Je demeure au tabernacle comme Roi de Miséricorde. Je désire combler les âmes de grâces, mais elles ne veulent pas les accepter. Toi au moins, viens vers Moi le plus souvent possible et prends ces grâces qu’elles ne veulent pas. Ainsi tu consoleras Mon Cœur. Oh ! Que l’indifférence des âmes pour tant de bonté, tant de preuves d’amour est grande ! Mon Cœur n’est abreuvé que d’ingratitude et d’oubli de la part des âmes qui vivent dans le monde. Elles ont du temps pour tout, mais elles n’ont pas de temps pour venir vers Moi, ni pour chercher des grâces.
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Je me tourne donc vers vous, âmes choisies, est-ce que, vous aussi resterez aveugles à l’amour de Mon Cœur ? Et ici aussi, Mon Cœur éprouve une déception. Je ne trouve pas en vous un abandon total à Mon amour, mais tant de réserves, tant de méfiance, tant de précautions !
Pour te consoler, Je te dirai qu’il y a des âmes vivant dans le monde, qui M’aiment sincèrement. Je séjourne avec délices en elles. Mais elles sont peu nombreuses. Dans les couvents aussi il y a des âmes qui remplissent Mon Cœur de joie«
(Petit Journal, 366)
« Une heure de méditation sur Ma douloureuse Passion a un plus grand mérite, que toute une année de flagellation jusqu’au sang. La considération de Mes Plaies douloureuses est d’un grand profit pour toi et Me procure une grande joie. »
(Petit Journal, 368)
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(confession)
« Nous devrions tirer deux profits de la Sainte Confession. Nous allons nous confesser :
1- Pour la guérison
2- Pour l’éducation. Notre âme a besoin, comme un petit enfant, d’une éducation continuelle. Ô mon Jésus, je comprends ces mots à fond et je sais, par expérience, que l’âme n’arrivera pas loin par ses propres forces. Elle peinera beaucoup et ne fera rien pour la gloire de Dieu. Elle va s’égarer constamment, car mon esprit est obscur et ne sait pas discerner en ce qui le concerne.
Je vais appliquer mon attention spécialement sur deux points :
1- Choisir en me confessant, ce qui m’humilie le plus, serais-ce une chose minime, pourvu que cela me coûte beaucoup et voilà pourquoi je le dirai.
2- Je vais m’exercer à la contrition, non seulement pendant la confession, mais à chaque examen de conscience. Je vais éveiller en moi la contrition parfaite, surtout au moment d’aller me coucher. »
« Encore un mot : l’âme, qui désire sincèrement avancer dans la perfection, doit s’en tenir strictement aux conseils que lui donne son conseiller spirituel. Autant de sainteté que de dépendance. »
(Petit Journal, 377)
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« Dieu m’a promis une grande grâce particulière ainsi qu’à tout ceux qui proclameront la grandeur de Sa Miséricorde. Il les défendra à l’heure de la mort. Lorsqu’un pécheur se tourne vers Sa Miséricorde, même si ses péchés étaient noirs comme la nuit, il Lui rend la plus grande gloire et fait honneur à Sa Passion. Lorsqu’une âme glorifie Sa bonté, alors le démon tremble à cette vue et s’enfuit au fond de l’enfer. »
(Petit Journal, 378)
« Mon Cœur souffre, dit Jésus, à cause des âmes choisies, qui ne comprennent pas elles-mêmes l’immensité de Ma Miséricorde. Leur relation envers Moi, d’une certaine manière, comporte de la méfiance. Oh ! Comme cela blesse Mon Cœur ! Souvenez-vous de Ma Passion et si vous ne croyez pas à Mes paroles, croyez au moins à mes plaies. »
(Petit Journal, 379)
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(Justice)
« Au commencement de la retraite, j’ai aperçu Jésus cloué à la Croix, sur le plafond de la chapelle. Il regardait les Sœurs avec un grand amour, mais pas toutes. Il y a trois Sœurs sur lesquelles Jésus jetait un regard sévère, je ne sais pour quelle raison. Je sais seulement qu’il est terrible de rencontrer un tel regard qui est celui d’un Juge sévère. Ce regard ne me concernait pas et cependant je fus saisie de crainte et de frayeur. J’en frémis encore tout en écrivant ces mots. Je n’ai pas osé en dire le moindre mot à Jésus. Mes forces s’en allaient et je craignis ne plus pouvoir rester jusqu’à la fin de la conférence.
Le lendemain, j’ai vu de nouveau la même chose que la première fois.
Et j’ai osé dire : « Jésus, comme Votre Miséricorde est grande. »
Le troisième jour, le regard bienveillant sur toutes les Sœurs, excepté ces trois, se reproduisit encore. Alors je pris mon courage à deux mains, et mue par l’amour du prochain je dis au Seigneur : « Vous qui êtes la Miséricorde même, comme Vous me l’avez affirmé, je Vous supplie, par la puissance de Votre Miséricorde, posez aussi Votre regard bienveillant sur ces trois Sœurs. Si cela ne s’accorde pas avec Votre Sagesse, je Vous en prie, faisons un échange : que le regard bienveillant que Vous portez sur mon âme soit pour elles, et que le regard sévère que Vous portez sur leur âme, soit pour moi. » Alors Jésus me dit : « Ma fille, pour ton amour sincère et magnanime, Je leur accorde beaucoup de grâces, bien qu’elles ne Me prient pas. Mais c’est à cause de la promesse que Je t’ai faite. » Et, au même instant Il embrassa aussi du regard ces trois Sœurs. Une grande joie me fit battre le cœur, à la vue de la Bonté divine. »
(Petit Journal, 383)
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(ingratitude)
« M’approchant de l’autel, j’ai commencé à méditer la Passion de Jésus. Au même instant une terrible douleur inonda mon âme à cause de l’ingratitude d’un si grand nombre d’âmes qui vivent dans le monde. Et plus encore à cause de celle des âmes spécialement choisies par Dieu. On ne peut s’en faire une idée ni tenter de comparaison. A la vue de cette ingratitude des plus noires, je sentis comme si mon cœur se déchirait. Mes forces physiques m’abandonnaient complètement. Je me suis prosternée et sans me cacher, je pleurais tout haut. Chaque fois que je pensais à la grande Miséricorde de Dieu et à l’ingratitude des âmes, la douleur transperçait mon cœur. J’ai compris aussi combien le Doux Cœur de Jésus en est douloureusement blessé. J’ai renouvelé d’un cœur ardent mon acte d’offrande pour les pécheurs. »
(Petit Journal, 384)
« Il serait bien laid pour une religieuse de chercher du soulagement dans la souffrance. »
(Petit Journal, 384)
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« Voici ce qu’ont fait la grâce et la méditation d’un très grand criminel: Celui qui meurt a beaucoup d’amour. « Souvenez-Vous de moi lorsque Vous serez dans Votre Royaume. »
La vraie contrition change l’âme immédiatement. Il faut diriger la vie spirituelle sérieusement et sincèrement. »
(Petit Journal, 388)
« En les écoutant tous exprimer leurs griefs, j’ai remarqué qu’il n’y avait pas de cœur joyeux, car il n’y avait pas de cœurs aimant sincèrement Dieu et cela ne m’a pas du tout étonnée. »
(Petit Journal, 401)
(miséricorde)(next)
« Mon âme exalte le Seigneur pour tout et loue Sa bonté infinie. Tout passera, mais Sa miséricorde n’a ni bornes, ni limites. La méchanceté atteindra sa mesure, la Miséricorde est sans mesure.
Ô mon Dieu, je vois l’abîme de Votre miséricorde même dans les punitions, dont Vous affectez la terre. Car en nous punissant ici, sur terre, Vous nous délivrez des peines éternelles .. Réjouis-toi, créature, car tu es plus proche de Dieu, dans son infinie Miséricorde, que le bébé du cœur de sa mère. Ô Dieu, Vous êtes la pitié même, pour les plus grands pécheurs repentants. Plus le pécheur est grand, plus il a droit à la miséricorde divine.«
(Petit Journal, 422-423)
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(humilité)(next)
« Après un moment, j’aperçus à nouveau ce même Enfant qui m’avait réveillée. Il était d’une délicieuse beauté. Il m’a répété : « La véritable grandeur de l’âme réside dans l’amour de Dieu et dans l’humilité. »«
(Petit Journal, 427)
« J’ai entendu distinctement et fortement ces paroles :
« Tu prépareras le monde à Ma venue dernière. »«
(Petit Journal, 429)
« Do not fear; I myself will make up for everything that is lacking in you. »
« N’aie pas peur; Je compenserai moi-même tout ce qui te manque. »
(Petit Journal, 435 – 9 juin 1935, Pentecôte -)
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(Petit Journal, 429)
441
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(confiance)(next)
« Une fois le Seigneur me dit : « Pourquoi as-tu peur et pourquoi frémis-tu quand tu es unie à Moi ? Cela ne me plaît pas que l’âme se laisse aller à de vaines peurs. Qui oserait te toucher, lorsque tu es avec Moi ? L’âme est Ma bien aimée quand elle croit
à Ma bonté et qu’elle se fie complètement à Moi. Je la comble de Ma confiance et Je lui donne tout ce qu’elle demande. »
(452)
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(Un des sept Esprits)
« Un jour où j’étais en adoration, mon esprit était comme en agonie et je ne pouvais pas retenir mes larmes ; alors j’ai vu un esprit d’une grande beauté qui me dit : « Le Seigneur dit : ne pleure pas. » Après un moment, j’ai demandé : « Qui es tu ? » Il me dit : « Je suis l’un des sept esprits, qui se tiennent nuit et jour devant le trône de Dieu et Le louent sans cesse. » Cependant cet esprit, n’a pas apaisé ma nostalgie de Dieu, il n’a fait que l’accroître. La beauté de cet esprit provient de son étroite union à Dieu. Il ne me quitte pas un seul instant, il m’accompagne partout .
Le lendemain, pendant la Sainte Messe, avant l’ Elévation , il commença à chanter ces mots : « Saint ! Saint ! Saint ! » Sa voix résonnait comme les voix de milliers de personnes, cela m’est impossible à décrire. Tout d’un coup, mon esprit fut uni à Dieu. A ce moment-là, j’ai vu la grandeur et la sainteté inconcevables de Dieu et en même temps j’ai eu connaissance de mon néant. »
(Petit Journal, 470-471)
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29 septembre. Fête de saint Michel Archange.
Je suis unie intérieurement à Dieu. Sa présence me pénètre jusqu’au fond de moi-même et elle me remplit de paix, de joie et de stupéfaction. Après de tels moments d’oraison, je suis remplie de force et d’un singulier courage pour souffrir et combattre. Rien ne m’effraye, même si le monde entier était contre moi. Toutes les contrariétés ne touchent que la surface, elles n’atteignent pas les profondeurs, car Dieu y demeure.
Il me fortifie, Il me remplit. Tous les pièges de l’ennemi se brisent à Ses pieds. En ces moments d’union, Dieu me soutient de Sa puissance. Cette puissance se communique à moi, et elle me rend capable de L’aimer. L’âme n’arrive jamais à cet état par ses propres efforts. Au commencement de cette grâce intérieure, la peur me remplissait, et j’ai commencé à y céder. Mais le Seigneur me fit rapidement comprendre à quel point cela Lui déplaisait. Cet aussi Lui seul qui me donne la paix.
(Petit Journal, 479-480)
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(Amour de Dieu)(next)
« Ô mon Dieu, comme je désire que les âmes sachent que Vous les avez créées à cause de Votre amour inconcevable ! Ô mon Créateur et mon Seigneur, je sens que j’écarterai le voile du Ciel, pour que la terre ne doute pas de Votre bonté. »
(Petit Journal, 482)
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(miséricorde)(next)
« À mon entrée dans la chapelle, à nouveau la Majesté de Dieu s’empara de moi. Je me sentais plongée en Dieu, complètement submergée et pénétrée par Lui, en voyant combien notre Père céleste nous aime, Oh ! le grand bonheur qui remplit mon âme de la connaissance de Dieu et de la vie divine ! Je désire partager ce bonheur avec tous les hommes. Je ne peux l’enfermer dans mon cœur seulement, car ses flammes me brûlent et elles feraient éclater mon cœur et mon corps. Je désire parcourir le monde entier et parler aux âmes de la grande miséricorde de Dieu. Prêtres, aidez-moi en cela. Employez les expressions les plus fortes pour publier Sa miséricorde, car la parole exprime faiblement quelle est Sa Miséricorde .. »
(Petit Journal, 490)
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(miséricorde)(next)
« Tout mon néant se noie dans l’océan de Votre Miséricorde. Avec la confiance d’un enfant je me jette dans Vos bras, Père de miséricorde, pour expier la méfiance de tant d’âmes, qui ont peur de s’abandonner à Vous. Qu’il est petit le nombre d’âmes qui Vous connaissent vraiment. Avec quelle ardeur je désire que la Fête de la Miséricorde soit connue des âmes !
La Miséricorde est le couronnement de Vos œuvres. Vous pourvoyez à tout avec l’amour de la mère la plus tendre. »
(Petit Journal, 504)
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« Pourquoi as-tu peur ? Penses-tu que Je manque de Toute-Puissance pour te soutenir ? »
À ce moment je sentis dans mon âme une force étrange et toutes les contrariétés qui pourraient m’advenir dans l’accomplissement de cette volonté me semblèrent méprisables. »
(Petit Journal, 526)
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« Quand tu médites ce que Je te dis dans les profondeurs de ton cœur, tu en retires plus de profit que si tu lisais de nombreux livres. Oh ! si les âmes voulaient écouter Ma voix quand Je parle dans les profondeurs de leur cœur, elles parviendraient rapidement aux sommets de la sainteté. »
(Petit Journal, 583)
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(humilité)(next)
« Ô mon Jésus, il n’y a rien de meilleur pour l’âme que les humiliations. Le mystère du bonheur est dans le mépris. Quand l’âme reconnaît que, d’elle-même, elle n’est que nullité et misère, que tout ce qu’elle a de bon en elle est un don de Dieu et que tout lui est donné gratuitement, alors qu’elle n’est que misère, elle s’abîme en un constant acte d’humilité devant la Majesté de Dieu. Et Lui, voyant l’âme dans une telle disposition, la poursuit de Sa grâce. Quand l’âme approfondit le gouffre de sa misère, Dieu emploie Sa Toute Puissance à l’élever. S’il y a sur terre une âme vraiment heureuse, c’est seulement l’âme humble; au commencement son amour-propre en souffre beaucoup, mais après une lutte courageuse, Dieu lui accorde une si grande lumière, qu’elle reconnaît combien tout est misérable et plein d’illusions.
Dieu seul habite son cœur. L’âme humble ne se fie pas à elle-même, mais place sa confiance en Dieu. Dieu défend l’âme humble et Lui-même s’occupe de ses affaires à elle. L’âme possède alors un très grand bonheur que personne ne pourra comprendre. »
(Petit Journal, 592)
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(crainte)
« Chaque conversation avec le Seigneur fortifie singulièrement mon âme. Il me donne tant de courage que je ne crains rien au monde. J’éprouve seulement la peur d’attrister Jésus. »
(Petit Journal, 609)
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(pardon)
« J’entendis dans mon âme ces paroles : « Dis-lui que Mon Cœur est plus blessé par son incrédulité, que par les péchés qu’elle a commis. » Quand je le lui ai dit, elle fondit en larmes comme un enfant et une grande joie entra dans son âme. »
(Petit Journal, 627)
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(jalousie)
« Je m’étonne énormément que l’on puisse ressentir une telle jalousie. Pour moi, lorsque je considère le bien d’autrui, je m’en réjouis comme si je le possédais moi-même. La joie des autres est ma joie comme leur souffrance est ma souffrance. Car autrement je n’oserais pas me présenter devant le Seigneur Jésus. L’esprit de Jésus est toujours simple, doux et sincère. Toute malignité, jalousie, manque de bienveillance, sous le couvert d’un sourire aimable ne sont que ruses du Malin. Un mot sévère, mais inspiré par un amour sincère ne blesse pas le cœur. »
(Petit Journal, 632)
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(confiance)(next)
« Je veux répandre mes grâces inconcevables sur les âmes qui ont confiance en ma Miséricorde. »
(Petit Journal, 687)
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(miséricorde)
« À un certain moment, j’entendis ces paroles : « Ma fille, parle au monde entier de Mon inconcevable miséricorde. Je désire que la Sainte Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les écluses de Ma miséricorde sont ouvertes. Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes, qui s’approcheront de la source de Ma miséricorde. Toute âme qui s’approchera de la confession et de la Sainte Communion recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition. En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoule la grâce.
Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l‘écarlate.
Ma miséricorde est si grande que, pendant toute l’éternité, aucun esprit, ni humain ni angélique ne saurait approfondir tout ce qui est sorti des profondeurs de Ma miséricorde. Chaque âme en relation avec Moi, méditera Mon amour et Ma miséricorde durant toute l’éternité. La fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles.
Je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de Ma Miséricorde. »
(Petit Journal, 698)
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(soumission à la Volonté de Dieu)
« La veille de la retraite, j’ai commencé à prier pour que Jésus me donne un peu de santé afin que je puisse prendre part à cette retraite. Car je me sens si mal que peut-être elle sera pour moi la dernière. Cependant, quand j’ai commencé à prier, j’ai senti tout de suite une sorte d’étrange mécontentement. J’ai donc interrompu ma prière de supplication et je me suis mise à remercier Dieu pour tout ce qu’il m’envoie, me soumettant tout à fait à Sa Sainte volonté, et tout à coup j’ai senti une paix profonde dans mon âme. La fidèle soumission à la volonté divine toujours et partout, dans tous les cas et circonstances de la vie rend une grande gloire à Dieu. Une telle soumission à la volonté de Dieu, a une plus grande valeur à Ses yeux que de longs jeûnes et que les plus sévères mortifications. Oh ! Que la récompense d’un seul acte de soumission à la volonté de Dieu est grande. En écrivant ceci, mon âme est ravie à la pensée que Dieu l’aime tant et que l’âme jouit déjà de la paix dès ici-bas. »
(Petit Journal, 723)
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(abandon)
« Je sais maintenant que même les âmes élues et avancées dans la vie religieuse ou sacerdotales, n’ont pas le courage de s’abandonner complètement à Dieu. Et c’est parce que peu d’âmes connaissent la grande, l’inépuisable miséricorde de ce Dieu. »
(Petit Journal, 730)
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(confiance) (next)
« Je sais que je vis sous Votre regard attentif, ô Seigneur ! Je n’analyse pas avec crainte Vos plans à mon égard. Ma tâche est d’accepter tout de Votre main. Je n’ai peur de rien, quoique la tempête fasse rage et que la foudre frappe avec violence autour de moi et que je me sente alors si seule ! Cependant mon cœur Vous sent, et ma confiance grandit et je vois que Votre toute puissance me soutient. Avec Vous, Jésus, je vais par la vie, parmi les arcs-en-ciel et les orages, criant de joie et chantant le chant de Votre miséricorde. Je n’interromprai mon chant d’amour que lorsque le cœur des anges le continuera. Aucune force ne peut me retenir dans mon élan vers Dieu. »
(Petit Journal, 760)
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(Toute Puissance)
« Alors que je causais avec Dieu caché, Il m’a fait connaître et comprendre que je ne dois pas trop réfléchir, ni avoir peur des difficultés qui peuvent se trouver sur mon chemin. « Sache, que Je suis avec toi ! Je provoque les difficultés et Je les renverse. Et les dispositions malveillantes peuvent en un instant tourner en faveur de cette cause. »
(Petit Journal, 787)
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« Après la Sainte Communion j’ai regardé le Seigneur avec confiance et je Lui dis : « Jésus, je désire tant Vous dire quelque chose. » Et le Seigneur me regarda avec amour et me dit : « Que désires-tu Me dire ? »- « Jésus, je Vous supplie par l’inconcevable puissance de Votre miséricorde, que toutes les âmes, qui agoniseront aujourd’hui échappent au feu de l’enfer, seraient-ce les âmes des plus grands pécheurs ? C’est aujourd’hui vendredi, commémoration de votre amère agonie sur la Croix et parce que Votre miséricorde est inconcevable, les Anges ne s’en étonneront pas. » Jésus me serra contre Son Cœur et dit : « Ma fille bien-aimée, tu as bien reconnu l’immensité de Ma miséricorde. Je ferai comme tu m’en as prié. Mais unis-toi constamment à Mon Cœur agonisant et donne satisfaction à Ma justice ! Sache que tu M’as priée pour une grande chose. Je vois que cela t’a été dicté par le pur amour que tu as pour Moi. C’est pourquoi Je vais satisfaire tes exigences. »
(Petit Journal, 873)
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(Amour de Dieu)
« L’amour est un mystère qui transfigure tout ce qu’il touche en des choses belles et agréables à Dieu. L’amour de Dieu rend l’âme libre. Elle est comme une reine, qui ne connaît pas la contrainte de l’esclavage. Elle entreprend tout avec grande aisance, car l’amour qui l’habite lui donne l’impulsion pour agir. Tout ce qui l’entoure lui fait comprendre que Dieu seul est digne de son amour. L’âme amoureuse de Dieu est plongée en Lui. Elle va à son devoir dans les mêmes dispositions qu’à la Sainte communion. Et elle accomplit la plus simple action avec un grand soin sous le regard amoureux de Dieu. Elle ne se trouble pas lorsque, après un certain temps, quelque chose se révèle peu réussi. Elle reste calme, car au moment d’agir elle a fait ce qui était en son pouvoir. Lorsqu’il arrive que la présence vivante de Dieu la quitte, cette présence dont elle jouit presque sans cesse, elle tâche alors de vivre de foi pure. Cette âme comprend qu’il y a des moments de repos et des moments de lutte. Par la volonté elle est toujours avec Dieu. Cette âme est exercée au combat comme un chevalier, elle voit de loin où l’ennemi se cache et elle est prête à la lutte. Elle sait qu’elle n’est pas seule, Dieu est sa force. »
(Petit Journal, 889-890)
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(confiance)(next)
« j’ai aperçu par terre un petit ver et j’ai pensé : « Comment est-il arrivé ici au milieu de l’hiver ? » Alors j’ai entendu dans mon âme ces mots : « Vois-tu, je pense à lui et je l’entretiens. Et qu’est-il en comparaison à toi ? Pourquoi ton âme s’est-elle inquiétée durant un instant ? » J’ai demandé pardon au Seigneur pour cet instant. Jésus veut que je sois toujours une enfant, que je m’en remette à Lui de tout souci et que je me soumette aveuglement à Sa Sainte Volonté. Lui se charge de tout. »
(Petit Journal, 921-922)
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« L’âme qui fait confiance à ma Miséricorde est la plus heureuse car Je prends Moi-même soin d’elle. »
(Petit Journal, 1273)
« Qu’elles s’approchent de cet océan de Miséricorde avec une très grande confiance: les pécheurs obtiendront justification et les justes seront affermis dans le bien. Celui qui a mis sa confiance en ma Miséricorde, à l’heure de la mort, J’emplirai son âme de ma divine paix. »
(Petit Journal, 1520)
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(volonté)
« Sois tranquille mon enfant, rien ne peut s’opposer à ma volonté. »
(Petit Journal, 1531)
« Aucune âme faisant appel à ma Miséricorde n’a été déçue ni n’a éprouvé de honte. Je me complais particulièrement dans l’âme qui a fait confiance à ma bonté. »
(Petit Journal, 1541)
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(Esprit-Saint)
« Ô Jésus, maintiens-moi dans une crainte sacrée afin que je ne gâche pas les grâces. Aide-moi à être fidèle à l’inspiration de l’Esprit Saint, que mon cœur éclate plutôt d’amour pour Toi, plutôt que de manquer, ne serait-ce qu’un seul acte de cet amour. »
(Petit Journal, 1556-1557)
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(humilité)(next)
«Ma bien-aimée, c’est par l’humilité que tu Me plais toujours.
La plus grande misère ne saurait Me retenir de M’unir à une âme. Mais Je ne vais pas dans une âme où règne l’orgueil.»
(Petit Journal, 1562-1563)
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« Les grâces de ma Miséricorde se puisent à l’aide d’un unique moyen – et c’est la CONFIANCE. Plus sa confiance est grande, plus l’âme reçoit. Les âmes d’une confiance sans bornes me sont une grande joie, car Je verse en elles le trésor entier de mes grâces. Je me réjouis qu’elles demandent beaucoup, car mon désir est de donner beaucoup et de donner abondamment. »
(Petit Journal, 1578)
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(règle de vie)
« Aujourd’hui pendant l’heure sainte, j’ai prié le Seigneur Jésus de daigner m’instruire sur la vie intérieure. Jésus me répondit : « Ma fille, observe fidèlement les paroles que je vais te dire : ne donne pas une trop grande valeur à aucune chose extérieure même si elle te paraissait très chère. Quitte toi-même, et demeure sans cesse avec moi ! Confie-moi tout, ne fais rien à ta guise et tu vivras toujours dans une grande liberté d’esprit, aucune circonstance, ni aucun événement ne sera capable de te la troubler ! Ne fais pas attention aux paroles humaines, permets à chacun de te juger à son gré ! Ne t’explique pas, cela ne te fera pas de mal ! Rends tout à la première demande, même si c’étaient les choses les plus nécessaires ; ne demande rien avant de m’avoir consulté ! Permets qu’on te prenne même ce qui te revient de droit : la considération, la bonne renommée ; que ton esprit soit au-dessus de tout cela ! Et ainsi libérée de tout, repose-toi près de mon cœur, ne permets à rien de troubler ton calme ! Mon élève, médite les paroles que je t’ai dites ! »
(Petit Journal, 1684-1685)
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(humilité)
« Lorsque je suis restée seule à seule avec le Très Sainte Vierge – elle m’instruisit de la vie intérieure. Elle me disait : « La vraie grandeur de l’âme, c’est d’aimer Dieu et de s’humilier en Sa présence, s’oublier complètement soi-même, se sentir comme un rien, car le Seigneur est grand, mais Il ne se complaît que dans les humbles, Il s’oppose toujours aux orgueilleux. »
(Petit Journal, 1710-1711)
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(Confiance)
« Ô Jésus, caché dans le Très Saint Sacrement de l’Autel, mon amour et mon unique miséricorde, je Te recommande tous les besoins de mon âme et de mon corps ! Tu peux me secourir, car Tu es la miséricorde même, en Toi, j’ai mis toute ma confiance ! »
(Petit Journal, 1750-1751)
***
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Prières:
—– Je désire me transformer en ta miséricorde
—– Hostie Sainte
–Le Petit Journal de sœur Faustine
–Neuvaine à la Divine Miséricorde
–Chapelet de la Divine Miséricorde
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Je désire me tranformer tout entière en ta miséricorde
(ref: famillechretienne.fr)
« Je désire me transformer tout entière en ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, ô Seigneur ; que le plus grand des attributs divins, ton insondable miséricorde passe par mon âme et mon cœur sur le prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.…
Pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.…
Pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.…
Pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.…
Pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.…
Pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m’enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.
C’est Toi qui m’ordonnes de m’exercer aux trois degrés de la miséricorde ; le premier : l’acte miséricordieux, quel qu’il soit ; le second : la parole miséricordieuse – si je ne puis aider par l’action, j’aiderai par la parole ; le troisième : c’est la prière.
Si je ne peux témoigner la miséricorde ni par l’action, ni par la parole, je le pourrai toujours par la prière. J’envoie ma prière même là où je ne puis aller physiquement. Ô mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout. »
Sainte Faustine
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***
Hostie Sainte:
– Hostie Sainte, en Vous est contenu le testament de la Miséricorde divine pour nous, et spécialement pour les pauvres pécheurs.
– Hostie Sainte, en Vous sont contenus le Corps et le Sang de Jésus, preuves de l’infinie Miséricorde envers nous et spécialement envers les pauvres pécheurs.
– Hostie Sainte, en Vous sont contenues la vie éternelle et l’infinie Miséricorde, qui nous sont abondamment accordées, particulièrement aux pauvres pécheurs.
– Hostie Sainte, en Vous est contenue la Miséricorde du Père, du Fils et du Saint Esprit envers nous et particulièrement envers les pauvres pécheurs.
– Hostie Sainte, en vous est contenu le prix infini de la Miséricorde, qui paye toutes nos dettes et particulièrement celles des pauvres pécheurs.
– Hostie Sainte, en vous est contenue la Source de l’eau vive, jaillissante de l’infinie Miséricorde pour nous et particulièrement pour les pauvres pécheurs.
– Hostie Sainte, en vous est contenu le feu du plus pur amour, qui flambe au sein de Père Eternel comme d’un volcan d’infinie Miséricorde pour nous et particulièrement pour les pauvres pécheurs.
– Hostie Sainte, en Vous est contenu le remède à toutes nos faiblesses, découlant de l’infinie Miséricorde comme d’une source, pour nous et particulièrement pour les pauvres pécheurs.
– Hostie Sainte, en vous est contenu le lien entre Dieu et nous, don de l’infinie Miséricorde envers nous et particulièrement envers les pauvres pécheurs.
– Hostie Sainte, en vous sont contenus tous les sentiments du Très doux Cœur de Jésus envers nous et particulièrement envers les pauvres pécheurs.
– Hostie Sainte, notre unique espoir, dans toutes les souffrances et les contrariétés de la vie.
– Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu des ténèbres et des orages intérieurs et extérieurs.
– Hostie Sainte, notre unique espoir, dans la vie et à l’heure de notre mort.
– Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu des insuccès et dans l’abîme des désespoirs.
– Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu de la fausseté et des trahisons.
– Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu des ténèbres et de l’impiété qui submergent la terre.
– Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu de la nostalgie et de la douleur résultant de l’incompréhension de tous.
– Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu du travail pénible et de la monotonie de la vie quotidienne.
– Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu de la destruction de nos espoirs et de nos efforts.
– Hostie Sainte, notre unique espoir, au milieu des ravages de l’ennemi et des efforts de l’enfer.
– Hostie Sainte, j’ai confiance en Vous, lorsque les fardeaux dépasseront mes forces et quand je verrai l’inutilité de mes efforts.
– Hostie Sainte, j’ai confiance en Vous lorsque les orages secouent mon cœur et que l’esprit effrayé penche vers le doute.
– Hostie Sainte, j’ai confiance en Vous lorsque mon cœur va frémir et quand la sueur mortelle mouillera mon front.
– Hostie Sainte, j’ai confiance en Vous lorsque tout sera conjuré contre moi et que le sombre désespoir envahira mon âme.
– Hostie Sainte, j’ai confiance en Vous lorsque mon regard va se détourner des choses temporelles et que mon esprit verra pour la première fois des mondes inconnus.
– Hostie Sainte, j’ai confiance en Vous, lorsque les travaux vont surpasser mes forces et que l’insuccès sera mon constant partage.
– Hostie Sainte, j’ai confiance en Vous, lorsque l’accomplissement des vertus me semblera difficile et que la nature se révoltera.
– Hostie Sainte, j’ai confiance en Vous, lorsque les coups de l’ennemi serons dirigés contre moi.
– Hostie Sainte, j’ai confiance en Vous, lorsque mes fatigues et mes efforts seront méconnus des hommes.
– Hostie Sainte, j’ai confiance en Vous, lorsque Vos jugements retentiront sur moi, alors j’aurai confiance en votre Miséricorde sans limites.
(Petit Journal, 356)
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Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme pécheresse (PJ: 1485):
Jésus :
« Ne redoute pas ton sauveur, âme pécheresse. C’est Moi qui fais les premiers pas, car Je sais que tu n’es pas capable par toi-même, d’arriver jusqu’à Moi.
Enfant, ne fuis pas ton Père; veuille entrer en conversation, seule à Seul, avec ton Dieu de Miséricorde, qui veut Lui-même te donner une parole de pardon et te combler de Ses Grâces.
Ô combien ton âme m’est chère !
Je t’ai inscrite sur Mes mains et tu es gravée en Mon Cœur d’une profonde blessure. »
L’âme :
« Seigneur, j’entends Votre voix qui m’appelle afin que je m’écarte de la mauvaise route, mais je n’en ai ni le courage ni la force ! »
Jésus :
« Je suis, Moi, ta force, Je te donnerai le pouvoir de lutter ! »
L’âme :
« Seigneur, je connais Votre sainteté et je Vous redoute ! »
Jésus :
« Pourquoi redoutes-tu, Mon enfant, le Dieu de Miséricorde ?
Ma Sainteté ne M’empêche pas d’être miséricordieux.
Regarde, âme, c’est pour toi que j’ai institué le Trône de la Miséricorde sur terre. Ce trône c’est le Tabernacle. Et de ce trône de Miséricorde, Je désire descendre en ton cœur.
Regarde, aucune suite ne m’entoure, aucun garde. Tu as accès à Moi à tout moment, à chaque heure du jour. Je désire parler avec toi et t’accorder des Grâces. »
L’âme :
Seigneur, je redoute que Vous ne me pardonniez pas un si grand nombre de péchés, l’épouvante s’empare de ma misère. »
Jésus :
« Ma miséricorde est plus grande que ta misère et que le monde entier.
Qui a pris la mesure de Ma Bonté ?
C’est pour toi que je suis descendu du ciel sur la terre. C’est pour toi que je me suis laissé cloué à la Croix. Pour toi J’ai permis que Mon Très Saint Cœur soit percé d’un coup de lance et je t’ai ainsi ouvert la source de Miséricorde.
Viens et puise les grâces de cette source !
Puise-les avec l’instrument de la Miséricorde qui s’appelle la confiance !
Je ne rejette jamais un cœur plein d’humilité, ta misère fait naufrage dans l’abîme de Ma Miséricorde.
Pourquoi devrais-tu discuter avec Moi de ta misère?
Fais-Moi plaisir, abandonne-Moi toute ta pauvreté et ta misère et Je te comblerai d’un trésor de Grâces ! »
L’âme :
« Vous avez vaincu mon cœur de pierre, ô Seigneur, par Votre bonté, et voici qu’avec confiance et humilité je m’approche du tribunal de Votre Miséricorde, absolvez-moi Vous-même, par la main de Votre représentant.
Ô Seigneur, je sens comme la grâce et la paix ont pénétré dans ma pauvre âme ! Je sens que Votre Miséricorde, Seigneur m’a envahie de part en part. Vous m’avez plus pardonné que je n’aurais osé l’espérer ou même que je n’étais capable de l’imaginer. Votre bonté a surpassé tous mes désirs.
Et maintenant je Vous invite en mon cœur, pénétrée de reconnaissance pour tant de grâces. Je m’étais égarée comme l’enfant prodigue quittant le droit chemin, mais Vous n’avez cessé d’être un Père pour moi.
Versez à profusion Votre Miséricorde en moi, car Vous voyez combien je suis faible ! »
Jésus :
« Enfant, ne parle plus de ta misère, car je l’ai déjà oubliée !
Écoute mon enfant ce que je vais te dire : blottis-toi dans Mes Plaies et puise à la source de vie tout ce que ton cœur peut désirer !
Bois à longs traits à la source de vie et tu ne t’arrêteras pas en chemin !
Contemple l’éclat de Ma Miséricorde et ne redoute pas les ennemis de ton salut !
Glorifie Ma Miséricorde ! »
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Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme désespérée (PJ: 1486):
Jésus :
« Âme plongée dans les ténèbres, ne désespère pas, tout n’est pas encore perdu, entre en conversation avec ton Dieu qui est tout Amour et Miséricorde.»
Mais malheureusement l’âme demeure sourde à l’appel de Dieu et se plonge dans des ténèbres plus grandes encore. Jésus l’appelle à nouveau : « Âme, entend la voix de ton Père miséricordieux.»
Une réponse s’éveille en l’âme : « Il n’y a plus pour moi de Miséricorde.» Et elle tombe plus bas encore, dans une sorte de désespoir qui lui donne comme un avant-goût de l’enfer et la rends complètement incapable de se rapprocher de Dieu.
Pour la troisième fois, Jésus s’adresse à l’âme mais l’âme est sourde et aveugle et elle s’endurcit peu à peu dans le désespoir.
Alors des profondeurs de la Miséricorde divine un dernier effort est tenté et sans aucune coopération de l’âme, Dieu lui donne Sa dernière grâce.
Si elle la dédaigne, Dieu la laisse alors dans l’état où elle-même veut être pour les siècles.
Cette Grâce provient du Cœur Miséricordieux de Jésus, elle touche l’âme de sa lumière et l’âme commence à comprendre l’effort de Dieu ; mais la conversion dépend d’elle. Elle sait que cette grâce est la dernière pour elle. Et si elle montre le moindre frémissement de bonne volonté aussi petit qu’il soit, la Miséricorde divine accomplit le reste.
Jésus :
« C’est ici qu’agit la Toute-Puissance de Ma Miséricorde !
Heureuse l’âme qui profite de cette grâce !
Quelle immense joie emplit Mon Cœur lorsque tu reviens vers Moi !
Je te vois si faible, c’est pourquoi Je te prends dans Mes bras et Je te porte à la Maison de Mon Père. »
L’âme, comme tirée de sa torpeur demande pleine d’effroi : « Est-il possible qu’il y ait encore Miséricorde pour moi ? ».
Jésus :
« C’est justement toi, Mon enfant, qui as un droit particulier à Ma Miséricorde.
Permets-lui d’agir sur toi, dans ta pauvre âme.
Permets aux rayons de la Grâce d’entrer dans ton âme, ils apportent avec eux la lumière, la chaleur et la vie. »
L’âme :
« Pourtant la crainte m’envahit au seul souvenir de mes péchés et cette terrible frayeur me pousse à douter de Votre bonté. »
Jésus :
« Âme, sache bien que tous tes péchés ne m’ont pas blessés aussi douloureusement le Cœur, que ne le fait ta méfiance actuelle. Comment après tant de preuves de Mon Amour et de ma Miséricorde peux-tu demeurer incrédule devant ma bonté ? »
L’âme :
« Ô Seigneur, sauvez-moi tout Seul , car je vais périr. Soyez pour moi le Sauveur. Ô Seigneur, je ne suis pas en état d’exprimer le reste, mon pauvre cœur est déchiré, mais Vous, Seigneur !… »
Jésus ne laissa pas l’âme terminer ces mots, mais l’enleva de terre, de cet abîme de misère et en un moment, la conduisit en la demeure de Son propre Cœur où tous ses péchés disparurent en un clin d’œil. Le feu de l’Amour les détruisit.
Jésus :
« Voici, âme tous les trésors de Mon Cœur, viens puiser tout ce dont tu as besoin ! »
L’âme :
« Ô Seigneur, je me sens comblée de Votre Grâce, je sens comme une nouvelle vie qui me pénètre. Et par-dessus tout, je sens Votre Amour en mon cœur et cela me suffit, ô Seigneur.
Durant toute l’éternité, je glorifierai la Toute Puissance de Votre Miséricorde.
Enhardie par Votre bonté, je vais Vous dire tout ce qui fait la douleur de mon cœur. »
Jésus :
« Dis tout, Mon enfant, sans aucune restriction, car c’est un cœur aimant qui t’écoute, le Cœur du meilleur des amis. »
« Ô Seigneur, je découvre maintenant toute mon ingratitude et Votre bonté. Vous me poursuiviez de Votre Grâce et moi, je tendais inutile tous Vos efforts. Je vois que j’aurais mérité le fond même de l’enfer pour avoir gaspillé Vos Grâces. »
Jésus interrompt l’entretien de l’âme et dit : Ne t’enfonce pas dans ta misère, tu es trop faible pour parler. Regarde plutôt Mon Cœur plein de bonté.
Imprègne-toi de Ma façon de sentir et efforce-toi au calme et à l’humilité.
Sois miséricordieuse envers les autres, tout comme je le suis envers toi.
Et quand tu sentiras que tes forces faiblissent, viens à la Source de la Miséricorde et fortifie ton âme ! Et ainsi tu ne faibliras pas en chemin ! »
L’âme :
« Je comprends maintenant Votre Miséricorde qui me couvre d’un nuage lumineux et me conduit à la demeure de mon Père, me protégeant du terrible enfer, que j’ai mérité non pas une, mais mille fois.
Ô Seigneur, je n’aurai pas assez de gratitude pour glorifier dignement Votre insondable Miséricorde, Votre pitié envers moi ! »
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Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme souffrante (PJ: 1487):
Jésus :
« Âme, Je te vois si tourmentée, Je vois que tu n’as même pas la force de parler avec moi ! Je vais donc, Moi seul, te parler.
Tes souffrances seraient-elles sans mesure, ne perds pas ton calme et ne t’abandonne pas non plus au découragement.
Pourtant dis-Moi, Mon enfant, qui a eu l’audace de blesser ton cœur ?
Raconte-Moi tout. Sois sincère envers Moi. Dévoile-Moi toutes les blessures de ton cœur ! Je les guérirai, et ta souffrance deviendra la source de ta sanctification. »
L’âme :
« Seigneur, mes souffrances sont si grandes et si diverses !
Devant la longueur de leur durée, le découragement s’empare de moi ! »
Jésus :
« Mon enfant, il ne faut pas te décourager. Je sais que tu connais Ma bonté et Ma Miséricorde, parlons donc peut-être en détail de ce qui te pèse le plus sur le cœur. »
L’âme :
« J’ai tant de choses que je ne sais de quoi parler en premier, ni comment exprimer tout cela. »
Jésus :
« Parle-Moi sans détour, comme un ami parle à son ami.
Alors dis-Moi, Mon enfant, ce qui te retient sur le chemin de la Sainteté ? »
L’âme :
« Le manque de santé. Je ne peux accomplir ma tâche; je suis une sorte de souffre-douleur. Je ne peux pas me mortifier ni jeûner sévèrement comme le firent les Saints. D’autre part, on ne croit pas que je sois malade si bien qu’aux souffrances physiques s’ajoutent les souffrances morales qui me causent bien des humiliations. Vous voyez, Jésus comment est-il possible, dans ces conditions, de devenir Sainte ? »
Jésus :
« Enfant, cela est vrai, tout cela est souffrance ; mais il n’y a pas d’autre chemin pour aller au Ciel que le chemin de la Croix ! Je l’ai emprunté Moi-même le premier. Tu sais bien que c’est là le plus court et le plus sûr. »
L’âme :
Seigneur, voici un nouvel obstacle sur le chemin de la Sainteté : On me persécute parce que je vous suis fidèle. J’endure bien des souffrances pour cette raison. »
Jésus :
« Tu sais bien que parce que tu n’es pas de ce monde, le monde t’a prise en haine. Ils M’ont persécuté le premier. Cette persécution est le signe que tu marches fidèlement sur Mes traces. »
L’âme:
Seigneur, le fait que ni mes Supérieures ni mon confesseur ne comprennent mes souffrances intimes est un nouveau sujet de découragement pour moi. Les ténèbres ont obscurci mon esprit, comment pourrai-je aller de l’avant ? C’est ainsi que tout me décourage; et je pense que les hauteurs de la Sainteté ne sont pas pour moi. »
Jésus :
« Cette fois-ci, Mon enfant tu M’as fait de véritables confidences. Je sais que c’est une bien grande souffrance d’être incomprise et, qui plus est, par ceux que l’on aime et devant lesquels notre franchise est grande. Qu’il te suffise que Je te comprenne dans toute ta pauvreté et ta misère. La foi profonde que tu mets malgré tout en mes représentants Me plaît, mais tu dois savoir que les hommes sont incapables de comprendre complètement l’âme, car cela est au-dessus de leurs possibilités. C’est pourquoi je suis resté Moi-même sur terre, afin de consoler ton cœur douloureux et de fortifier ton âme pour que tu ne faiblisses pas en chemin.
Tu dis que de grandes ténèbres obscurcissent ton esprit, pourquoi donc ne viens-tu pas dans ces moments-là vers Moi, qui suis toute lumière. En un instant Je peux verser en ton âme autant de lumière et de compréhension de la Sainteté que tu ne saurais en retirer d’aucun livre, ni en recevoir d’aucun confesseur.
Tu dois savoir que même ces ténèbres dont tu te plains, je les ai d’abord traversées pour toi au Jardin des Oliviers. Mon âme fut saisie d’une tristesse mortelle ; et je te donne en partage une parcelle de ces souffrances en raison de l’Amour particulier que J’ai envers toi et du haut degré de sainteté que je te destine dans le ciel.
L’âme souffrante est la plus proche de Mon Cœur. »
L’âme :
« Encore une chose, Seigneur ! Que faire si je suis repoussée et rejetée par les gens, par les gens, particulièrement par ceux sur lesquels j’ai le droit de compter, et cela au moment où j’en ai le plus besoin ? »
Jésus :
« Mon enfant, prends la résolution de ne jamais t’appuyer sur les gens.
Tu feras de grandes choses si tu t’abandonnes entièrement à Ma volonté en disant : « Qu’il en soit non point comme je le veux, mais selon Votre volonté, ô Dieu. » Sache que ces paroles prononcées du fond du cœur transportent l’âme, en un instant, au sommet de la Sainteté.
J’ai une prédilection particulière pour l’âme qui agit ainsi. Elle me rend grande gloire, elle emplit le ciel du parfum de sa vertu.
Mais sache que c’est la communion fréquente qui te donnera cette force en toi pour supporter la souffrance.
Viens souvent à cette source de Miséricorde et puises-y avec confiance tout ce qui t’est nécessaire ! »
L’âme :
« Merci, Seigneur, de Votre inconcevable bonté.
Merci d’avoir daigné rester avec nous dans cet exil et de demeurer parmi nous comme le Dieu de Miséricorde.
Votre pitié et Votre Bonté rayonnent autour de Vous, et à la lumière de Votre Miséricorde, je reconnais combien Vous m’aimez. »
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Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme aspirant à la perfection (PJ: 1488)
Jésus :
« Tes efforts Me sont agréables, âme qui aspire à la perfection. Mais pourquoi te vois-Je si souvent triste et abattue ? Dis-moi, Mon enfant, ce que signifie cette tristesse et quelle en est la cause ? »
L’âme :
« Seigneur, la raison de ma tristesse est que, malgré mes sincères résolutions, je retombe sans cesse dans les mêmes erreurs. Je prends une résolution, le matin, mais je vois, le soir, combien je m’en suis éloignée. »
Jésus :
« Tu vois, Mon enfant, ce que tu es par toi-même ; la cause de tes échecs, c’est que tu comptes trop sur toi et que tu t’appuies trop peu sur Moi.
Mais que cela ne t’attriste pas outre mesure. Je suis le Dieu de Miséricorde. Ta misère ne saurait épuiser mon amour puisque Je n’ai pas limité le nombre de Mes pardons. »
L’âme :
« Oui, je sais tout cela. Mais je suis assaillie par de grandes tentations, des doutes divers se font jour en moi. Alors, tout m’irrite et tout me décourage. »
Jésus :
« Sache, Mon enfant, que les plus grands obstacles à la Sainteté sont le découragement et l’inquiétude. Ils t’enlèvent la possibilité de t’exercer à la vertu. Toutes les tentations réunies ne devraient pas, même un instant, troubler ta tranquillité intérieure. Quant à l’irritabilité et au découragement, ce sont là les fruits de ton amour-propre. Il ne faut pas te décourager, mais t’efforcer de faire régner l’amour de Ton Dieu à la place de ton amour-propre.
Confiance donc, Mon enfant, tu ne dois pas te décourager.
Viens Me demander pardon puisque Je suis toujours prêt à te l’accorder.
A chaque fois que tu Me le demandes, tu célèbres Ma Miséricorde. »
L’âme :
Je sais reconnaître la voie de la perfection ainsi que ce qui Vous plaît le plus, mas j’ai de si grandes difficultés à accomplir ce que j’ai compris. »
Jésus :
« Mon enfant, la vie sur terre est une lutte, une bien grande lutte pour pénétrer en Mon royaume, mais ne crains rien, car tu n’es pas seule. Je te soutiens toujours, appuie-toi donc sur Mon épaule et lutte sans aucune crainte.
Avec confiance, puise à la source de vie, non seulement pour toi, mais aussi pour d’autres âmes, et particulièrement pour celles qui ne croient pas en Ma bonté.
L’âme :
Ô Seigneur, je sens que mon cœur s’emplit de Votre Amour, que le rayonnement de Votre Miséricorde et de Votre Amour pénètre mon âme.
Et voici que je réponds à Votre appel, Seigneur, je pars à la conquête des âmes. Soutenue par Votre grâce, je suis prête à Vous suivre, Seigneur, non seulement au Thabor, mais aussi au Calvaire.
Je désire amener les âmes à la source de Votre Miséricorde afin qu’elles soient éclairées par les rayons de Votre Miséricorde, pour que la maison de Notre Père soit comble.
Et lorsque l’ennemi aura lancé des traits contre moi, alors à ce moment je me protègerai de Votre Miséricorde, comme d’un bouclier.»
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Conversation entre le Dieu de Miséricorde et l’âme parfaite (PJ: 1489):
L’âme :
« Mon Seigneur et mon Maître, je désire converser avec Vous. »
Jésus :
« Parle, car je suis toujours à ton écoute, Mon enfant chérie. Je t’attends toujours. De quoi désires-tu me parler ? »
L’âme :
« Seigneur, avant tout, je répands mon cœur à Vos pieds, comme un parfum de gratitude pour tant de grâces et de bienfaits, dont vous me comblez sans cesse et que, même si je le voulais, je ne serais pas en état de dénombrer. Je me souviens seulement qu’il n’y a pas eu de moment dans ma vie, où je n’ai bénéficié de Votre protection et de Votre bonté. »
Jésus :
« Ta conversation M’est agréable et l’action de grâces t’ouvre de nouveaux trésors de grâces. Mais, Mon enfant peut-être ne devrions-nous parler de façon aussi générale, mais en détail de ce qui te pèse le plus sur le cœur. Parlons en confidence, franchement, cœur à cœur. »
L’âme :
« Ô Mon Seigneur de Miséricorde, il y a des secrets en mon cœur dont personne à part Vous ne sait et ne saura rien. Car voudrais-je les formuler, que personne ne les comprendrait. Votre remplaçant est quelque peu au courant, puisque je me confesse à lui ; mais autant seulement que je suis capable de lui dévoiler ces secrets, le reste demeure entre nous, pour l’éternité.
Ô mon Seigneur, Vous m’avez abrité du manteau de Votre miséricorde, me pardonnant toujours mes péchés. Pas une fois Vous ne m’avez refusé Votre pardon. Mais, me prenant en pitié, Vous m’avez accordé la vie, la nouvelle vie de la grâce afin que je n’aie de doutes sur rien. Vous m’avez placée sous la maternelle protection de Votre Eglise, cette mère pleine de tendresse, qui m’assure, en Votre nom, de la vérité de la foi et veille à ce que je ne m’égare jamais. Et c’est tout particulièrement au tribunal de Votre Miséricorde, que mon âme est baignée dans l’océan de Votre clémence. Aux Anges déchus, Vous n’avez pas donné le temps de la pénitence. Vous n’avez pas prolongé, pour eux, le temps de la Miséricorde. Ô mon Seigneur, Vous avez mis sur le chemin de ma vie de saints prêtres qui me montrent le bon chemin. Jésus, il est encore un secret en ma vie, le plus profond, mais le plus cher à mon cœur: c’est-à-dire Vous-même, sous la forme du pain, lorsque Vous venez dans mon cœur. Là est tout le secret de ma sainteté. Là mon cœur uni au Vôtre ne fait plus qu’un avec Lui. Là n’existe plus aucun secret. Car tout ce qui est Vôtre, est mien, et tout ce qui est mien, est Vôtre.
Voilà la puissance et le miracle de Votre Miséricorde ! Mettrait-on ensemble toutes les langues des hommes et des Anges qu’elles n’auraient pas assez de mots pour glorifier le mystère de Votre Amour et de Votre insondable Miséricorde.
Lorsque je le considère, mon cœur connaît une nouvelle extase d’Amour. Mais je Vous dis tout cela, Seigneur, dans le calme et le silence, car le langage de l’Amour ne possède pas de paroles. Bien que Vous Vous abaissiez grandement. Votre grandeur s’est accrue en mon âme, ô Seigneur, unique objet de mon amour, car la vie de l’amour et de l’union se manifeste à l’extérieur. Et c’est pourquoi un plus grand amour envers Vous s’est éveillé en mon âme, ainsi qu’une parfaite pureté, une profonde humilité, une paix sereine et un grand zèle pour le salut des âmes. Ô mon Très doux Seigneur, Vous veillez sur moi à tout moment et Vous m’inspirez sur la façon de me comporter dans telle et telle circonstance, alors que mon cœur hésite entre deux façons d’agir. Vous êtes plus d’une fois intervenu Vous-même pour résoudre une affaire.
D’innombrables fois, Vous m’avez fait connaître en un éclair ce qui avait Votre préférence. Combien de pardons secrets m’avez-Vous donnés ! Combien de fois avez-Vous versé en mon âme force et réconfort afin que j’aille de l’avent ? Vous avez vous-même écarté les difficultés de mon chemin, intervenant directement dans les agissements des hommes. Ô Jésus, tout ce que je Vous dis là, n’est qu’une faible image de la réalité qui est en mon cœur. Ô mon Jésus, combien je désire la conversion des pécheurs. Vous savez bien ce que je fais pour eux, afin de Vous les gagner. Chaque offense qui Vous est faite m’est excessivement douloureuse.
Vous voyez que je n’épargne ni ma force ni ma santé ni même ma vie pour la défense de Votre Royaume. Quoique sur terre mes efforts ne soient pas visibles, ils ont néanmoins une valeur à vos yeux. Ô Jésus, je désire amener les âmes à la source de Votre Miséricorde, afin qu’elles y puisent avec confiance l’eau vivifiante de la vie éternelle.
Plus l’âme est désireuse de bénéficier pour elle-même d’une très grande Miséricorde divine, plus elle doit se rapprocher de Dieu avec une confiance accrue. Et si sa confiance en Dieu est sans limites, alors la Miséricorde de Dieu sera également sans limites pour elle.
Ô mon Seigneur à qui mon cœur appartient, Vous savez combien je désire ardemment que tous les cœurs ne battent que pour Vous, afin que tout homme glorifie la grandeur de Votre Miséricorde.»
Jésus :
« Mon enfant bien-aimée, joie de Mon Cœur, ta conversation M’est plus chère et plus agréable que le chant des Anges. Pour toi sont ouverts tous les trésors de Mon Cœur. Puises-y tout ce dont tu as besoin pour toi et pour le monde entier.
Par amour pour toi, Je lève le juste châtiment que le genre humain a mérité.
Un seul acte de pur amour envers Moi m’est plus agréable qu’un millier d’hymnes venant d’âmes imparfaites. Un seul de tes soupirs d’amour Me récompense de bien des offenses comme celles dont M’abreuvent les impies.
La moindre bonne action, c’est-à-dire : acte de vertu, possède à Mes yeux une valeur infinie. Et cela à cause du grand Amour que tu nourris envers Moi. Je règne comme au Ciel, dans une âme comme la tienne, qui vit exclusivement de Mon amour. Nuit et jour, Mon regard veille sur elle; il trouve en elle l’objet de sa prédilection.
Je tends l’oreille à sa prière et au murmure de son cœur, et souvent même Je devance sa prière.
Ô Mon enfant chérie, particulièrement chérie, pupille de Mes yeux, repose un instant près de Mon Cœur et goûte à cet Amour dont tu vas te délecter pour l’éternité.
Mon enfant, tu n’es pas encore dans la Patrie. Va donc ton chemin, fortifié par Ma Grâce, et lutte pour l’établissement de Mon royaume dans les âmes des hommes. Mais lutte comme un enfant de Roi.
Souviens-toi que les jours d’exil passent vite et avec eux la possibilité de mériter le Ciel. J’attends de toi, Mon enfant, un très grand nombre d’âmes qui glorifiant Ma Miséricorde, durant toute l’éternité. Et afin que tu répondes dignement à Mon appel, reçois-Moi chaque jour dans la Sainte Communion, elle te donnera la force… »
L’âme :
« Jésus, ne me laissez pas seule dans la souffrance. Vous savez, Vous, Seigneur, combien je suis faible… Je suis un abîme de misère, le néant même. Qu’y aurait-il donc d’étrange à ce que, laissée seule, je succombe ? Je suis un petit enfant, Seigneur, je ne sais pas me tirer d’affaire, cependant malgré tous les abandons je Vous fais confiance. En dépit de mon sentiment, en dépit de ce que je ressens plus d’une fois, je me transforme toute en confiance, et je garderai confiance. Ne diminuez en rien mon supplice, donnez-moi seulement la force de le supporter. Faites de moi ce qu’il Vous plaît, Seigneur. Donnez-moi seulement la Grâce de savoir Vous aimer en chaque difficulté, en toute circonstance. Ne diminuez pas, Seigneur, l’amertume du calice, donnez-moi seulement la force de pouvoir le vider.
Ô Seigneur, Vous me donnez souvent une grande clairvoyance, puis Vous me replongez dans une nuit noire et dans le gouffre de mon néant : mon âme se sent comme seule au milieu d’un grand désert !… Cependant, par-dessus tout, j’ai confiance en Vous Jésus, car, Vous êtes immuable. Mon humeur est changeante. Mais Vous êtes, Vous, toujours Le même, plein de Miséricorde ! »
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Un avis sur « Messages à Sainte Faustine (Divine Miséricorde) »