Voici encore une autre expérience d’application de la méthode Demartini (voir lien ici). Comme je l’ai dit précédemment, je profite de chaque occasion qui m’est donnée pour appliquer cette méthode, car elle est libératrice, j’en vois vraiment les bienfaits.
Il s’agit d’une bête histoire, comme souvent. Mais parfois, de bêtes choses qui vous arrivent peuvent vous mettre dans des états pas très agréables, dans des émotions négatives, et on ne sait pas pourquoi…
Voici le contexte: une amie me demande des conseils sur comment faire du levain. Je lui explique et lui propose d’en commencer un en même temps qu’elle, comme cela on voit si ça marche… Et je lui demande: tu as commencé aussi ? Elle me répond: pas encore, je joue avec ma fille 🙂
Alors, ‘bam’ ! Je l’interprète directement comme: ‘ne me dérange pas, je n’ai pas trop le temps pour cela, j’ai des choses plus importantes à faire, etc…’
Et bien directement me voilà vexée ! Car elle n’a pas apporté toute l’attention à la discussion qui nous avions, et pour un sujet qui j’avoue me passionne !
Pour qui elle se prend celle-là ? Je veux l’aider et après elle me dit qu’elle n’a pas de temps, qu’elle a des choses plus importantes à faire ! Quel toupet ! 😦
Comme quoi, des situations anodines parfois peuvent vous mettre dans des états de faiblesse émotionnelle incroyable !
Directement alors je me dis: profite de l’occasion pour faire l’exercice Demartini !
On a souvent un peu la flegme et on se dit, bah c’est pas si important !
Mais non ! Car quand on sait que travailler sur une telle occasion qui se présente peut vous apporter une guérison et un bien-être total au lieu d’émotions qui vous font vous sentir mal, alors vous êtes motivé à faire cet exercice dès que vous le pouvez !
C’est un cadeau qu’il est intéressant de ne pas négliger ! 🙂
Cette méthode se base sur toujours les mêmes principes:
- premièrement: si quelque chose vous énerve chez quelqu’un, c’est que ce même trait de caractère se trouve chez vous.
En gros: vous ne pouvez voir chez les autres un trait de caractère que vous n’avez pas. Donc le premier travail à faire est de voir que l’on a déjà agit de la même manière dans notre vie, qu’on est en fait les mêmes que la personne contre laquelle on a des griefs.
- deuxièmement: si cette chose vous énerve chez l’autre, c’est que vous pensez que ce trait de caractère est négatif !
…Et comme tout est équilibré dans la vie, que toute chose négative cache exactement une même dose de positif, la deuxième chose à faire est de lister un maximum de conséquences positives et bénéfices pour vous, que cette action de l’autre a favorisés.
De façon équivalente, vous pouvez aussi lister les avantages que vous avez suscité pour les autres, quand vous aviez agi de la même façon (ben oui, vous aussi, en faisant cette action soi-disant ‘négative’, vous avez certainement apporté du positif 🙂 il suffit de le découvrir).
- troisièmement: pour encore enfoncer encore plus profondément le clou, listez tous les inconvénients qui vous auriez eus si l’autre avait agi de façon contraire.
Quand vous faites cet exercice, arrêtez de creuser vos méninges seulement quand vous êtes profondément convaincu que vous avez exactement les mêmes traits que cette personne à 100%, et quand vous n’avez plus aucun ressentiment, mais que celui-ci est complètement remplacé par de la gratitude et de la reconnaissance d’avoir agi de cette façon.
Donc, pour revenir à mon expérience, j’ai premièrement bien défini sur un papier ce qui était arrivé qui m’avait blessée: L. m’a remballée proprement alors que je l’aidais sur un sujet.
Ensuite, je me suis posé la question: quand, dans ma vie, ai-je agi exactement de la même manière ? (éventuellement dans un autre contexte).
Et bien pas plus tôt que hier quand j’ai dit à ma sœur d’arrêter de me raconter ses courses parce que j’avais d’autres choses à faire, ou bien à mon collègue que j’ai remballé avec sa question car j’étais occupée avec un truc sérieux avec un autre.
Bref, là c’était facile de voir que je pouvais agir en fait exactement de la même façon, avec le même niveau d’intensité.
Ensuite je me suis posé la question: quels sont les bénéfices que cette action de l’autre a procuré pour moi ?
Difficile au début…, et puis je me rends compte que grâce à cette réaction de ma copine L., je réalise que je dois faire attention à l’autre, que je dois apprendre à écouter l’autre, à anticiper les attentes de l’autre. Ici j’étais tellement focalisée sur mon sujet,
que je n’ai même pas pensé lui demandé si elle avait le temps ou s’il y avait pour le moment des choses plus prioritaires pour elle.
Bref, c’est un peu comme une révélation d’ouverture à l’autre ! 🙂
Là je réalise que l’autre aussi a besoin d’attention, qu’il n’y a pas que moi dans la vie !
Que l’autre a besoin d’autant d’attention que moi !
Et subitement, mon égoïsme d’exiger que l’on m’écoute se transforme en compassion pour l’autre, en recherche de répondre à son besoin d’être aussi comprise !
Quelle transformation ! Me voilà subitement compatissante envers mon amie, alors que juste avant j’étais en rage ! Magnifique ! 🙂
Ces questions que l’on se pose nous permettent des prises de conscience qui vraiment nous transforment et changent notre point de vue. Et tous les sentiments et émotions négatives que nous avions sont remplacés par des sentiments d’amour et de gratitude.
Ce qui est magnifique aussi avec cette méthode, c’est que c’est vraiment une situation à priori ‘négative‘ qui se transforme en source de ‘positif‘.
Et que si cette situation négative n’avait pas eu lieu, et bien nous n’aurions pas bénéficié de l’apport positif qu’elle génère. Incroyable, non ? Comme quoi même le soi-disant négatif a du bon !
Cela me refait penser à cette phrase: tout est grâce, même ce qui semble à priori négatif. Je dirais même plus: surtout ce qui semble à priori négatif, car derrière un grand négatif se cache un grand positif, puisque tout est équilibré 🙂